Dans le contexte de la détérioration de la situation sanitaire en Algérie, un collectif de professeurs de médecine, dont trois épidémiologistes, ont signé un communiqué appelant les habitants du pays à renoncer cette année au sacrifice de l’Aïd el-Kébir à cause du risque grandissant de contagion, a rapporté le site d’information Tout Sur l’Algérie (TSA).
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« Les données du ministère de la Santé […] tendent à démontrer quotidiennement une alarmante persistance de la circulation du virus au sein de la population », ont-ils déploré. Ils signalent également que « dans toutes les wilayas [régions, ndlr] remontent des exemples nombreux de familles entières atteintes par l’infection avec parfois, hélas, une issue fatale pour les membres les plus fragiles». Dans ce contexte, ils ont annoncé joindre leur voix à celle de tous ceux «qui ont plaidé en direction des hautes autorités du pays, en faveur d’une renonciation au sacrifice du mouton cette année 2020».
Dans le même sens, ces professeurs ont prévenu que «les regroupements créés par les événements à caractère familial (mariages, funérailles…) ou religieux (l’Aïd el-Fitr) ont été pointés comme facteurs directement responsables de la flambée épidémique, anéantissant tous les efforts et sacrifices consentis depuis le début de la riposte». À cet effet, alors que l’Aïd el-Kébir est prévu pour le 31 juillet, le collectif a appelé les Algériens à tirer les leçons «de ces récents revers subis dans notre combat contre le Covid-19 si l’on souhaite en toute responsabilité éviter une nouvelle flambée qui compliquerait singulièrement la riposte et annihilerait tous les efforts d’endiguement entrepris jusque-là».