C’était un fardeau devenu lourd à porter. Mentalement mais aussi physiquement. Souffrant de gigantomastie, Senetisiwe Ginindza avait des seins qui pesaient 2,95 kg chacun. Sa vie en Afrique du Sud était devenue un cauchemar à cause de cette poitrine qu’elle comparait à deux pastèques : harcèlement en rue, mal de dos, impossibilité de porter des soutiens-gorge car les bretelles lui laissaient des ampoules douloureuses au niveau des épaules.
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« J’avais 15 ans lorsque mes seins sont soudain devenus très gros en peu de temps. Quand j’ai commencé à porter un soutien-gorge, j’avais déjà un bonnet D », explique la jeune femme au Sun. « J’ai toujours été très petite alors, quand ils grandissaient, ils n’étaient pas proportionnels à mon corps. Ils étaient comme des pastèques. »
N’importe quelle activité pouvait se transformer en véritable supplice pour elle. « En descendant les escaliers ou même en marchant, ils frappaient l’un contre l’autre, ce qui était très inconfortable. Je devais tout le temps les tenir car ils étaient grands et pendaient. Courir, c’était très douloureux car ils rebondissaient de haut en bas et montaient jusqu’à mon visage », confie-t-elle.
Qui plus est, Senetisiwe a développé un malaise avec les hommes. « J’avais peur d’avoir des relations intimes avec mes partenaires… Mes seins étaient si gros et je ne savais comment ils réagiraient en les voyant », déclare la jeune femme. Elle ajoute que « parfois, c’était inconfortable de rencontrer quelqu’un qui était excité à ce sujet car vous vous sentez juste comme un objet réalisant les fantasmes de quelqu’un d’autre ».
