Aya Nakamura : comment est-elle devenue l’artiste française incontournable de 2020 ?

Facebook
Twitter
WhatsApp

Aya Nakamura, jeune femme de 25 ans, est devenue en 2020 l’artiste française la plus écoutée dans le monde. Plus qu’une star de la musique, elle est aujourd’hui un phénomène international.

Après son album Nakamura sorti en 2018, l’interprète du titre éponyme, a vu son succès s’étendre au-delà des frontières françaises, détrônant ainsi Édith Piaf. Si bien qu’elle figure, en janvier 2020, au programme du célèbre festival Coachella qui se tient chaque année en Californie au printemps. Une consécration.

« Moi qui pensais que les Américains avaient du mal avec les langues étrangères, cela me prouve le contraire », ironise-t-elle dans Le Parisien après l’annonce du line-up. Malheureusement, à cause de la crise sanitaire, le festival tombe à l’eau. Pas de quoi freiner les ambitions de la jeune femme qui profite du confinement pour se consacrer encore plus pleinement à ses projets musicaux.

En juillet, Aya Nakamura sort son titre Jolie Nana. La chanson devient un des tubes de l’été, 2 ans pile après Djadja, et présage du succès de son nouvel album dont la sortie est annoncée en novembre. En plein (deuxième) confinement, la chanteuse publie Aya : 15 titres dans lesquels elle se livre de manière plus personnelle que dans son précédent opus. « Nirvana », « Fly », « Préféré », « Sentiments grandissants »… Dans cet album, Aya Nakamura parle d’amour et d’intimité tout en revendiquant son caractère affirmé. « Femme indépendante ne veut pas forcément dire : besoin de personne », a- t-elle confié alors à RTL.

Seconde consécration : le jour de la sortie de son album, son portrait s’affiche en grand sur Times Square. La chanteuse originaire du Mali qui a grandi en Seine-Saint-Denis se félicite de son succès international avec humilité. « C’est un plus », explique-t-elle. « Moi je vois la musique sans barrière, sans frontière. Surtout pour des artistes internationaux avec de doubles cultures ».

En France, Aya Nakamura continue de conquérir le public. Spontanée et cash, elle court d’interview en interview, évoquant l’équilibre entre vie de famille (elle est mère d’une petite fille) et vie professionnelle, son travail acharné en studio et ses paroles énigmatiques. Car Aya Nakamura s’illustre en s’affranchissant de la langue conventionnelle : « Pookie », « Djadja », « Djo »… Elle mixe les mots d’argot à la poésie des thèmes de ses chansons.

Un tour de force salué jusque sur les bancs de l’Assemblée nationale. Une semaine après la sortie de son album, le député LaREM Rémy Rebeyrotte s’est félicité de la façon dont Aya Nakamura parvient à « réinventer un certain nombre d’expressions françaises ». « Elle est en train de porter au niveau international de nouvelles expressions et évolutions de la langue », a-t-il ajouté.

Avec RTL.

Continuez la discussion en temps réél !
Rejoignez notre chaîne WhatsApp