« Aucune preuve n’est apportée pour soutenir un manque d’indépendance des parrains », selon les sages. Et la Cour d’ajouter que ses décisions prévalent sur celles de juridictions qui s’appuient sur les traités internationaux. Enfin, elle a déclaré « avoir reconnu la conformité des lois électorales modifiées par les réformes politiques Talon ».
En tout, il s’agissait d’une dizaine de recours déposés devant les sages dont celui de Rekia Madougou, la candidate du principal parti d’opposition, Les Démocrates. Mais à la fin, aucun des candidats recalés dans le parcours pour le fauteuil présidentiel n’a été repêché.
Pourtant, la plaidoirie de leurs Conseils visant l’annulation de la liste provisoire, a expliqué que la Constitution béninoise ainsi que la Charte africaine des droits de l’homme garantissent le droit à tout citoyen béninois de se constituer candidat.
De plus, les avocats ont accusé le Chef de l’Etat d’avoir fait mains mises sur les parrainages. Pour cause, Patrice Talon, candidat à sa propre succession, en a réuni 118 sur 159, des résultats confirmés par son ministre porte-parole.
