Au Burkina Faso, le bilan « après les opérations de ratissages suite à l’embuscade contre des éléments du détachement de Tin-akoff », survenu ce mercredi 11 novembre 2020, fait cas de 13 militaires et un gendarme décédés selon une source de sécurité sous couvert d’anonymat.
« Il y a sept éléments blessés, dont trois gravement qui ont été évacués sur Ouagadougou. Les autres sont pris en charge dans un centre sanitaire de Dori », a ajouté cette source. Le précédent bilan jeudi matin faisait état de « sept militaires tués, « des blessés », et des soldats « portés disparus », selon une autre source sécuritaire.
D’après cette source, « une patrouille militaire est tombée dans une embuscade sur l’axe Tin Akoff-Beldiabé », des localités situées dans la province de l’Oudalan, frontalière du Mali et du Niger. L’attaque n’a pas été revendiquée dans l’immédiat.
La plus grave attaque subie par l’armée burkinabè s’était produite le 19 août 2019, lorsque des djihadistes avaient frappé une base militaire à Koutougou, dans le nord, tuant 24 soldats. Mais les civils ont payé un tribut encore plus lourd, lors de la pire attaque djihadiste jamais enregistrée sur le sol burkinabè, le 24 décembre 2019, dans laquelle 42 personnes (35 civils et 7 militaires) avaient péri.
Le Burkina Faso, miné par une spirale d’attaques djihadistes depuis cinq ans, organise des élections présidentielle et législatives le 22 novembre.
