Trois militaires burkinabé ont été tués dans la nuit de lundi à mardi lors de deux attaques, dans le nord et le nord-ouest du Burkina Faso, a annoncé dans un communiqué l’état-major des armées, qui fait état d’une “vingtaine de terroristes” abattus.

Burkina Faso : à Abidjan, l’ex-président Blaise Compaoré rêve d’un retour au pays



“Dans la nuit du 2 au 3 décembre, les détachements militaires de Toeni (province de Sorou, Nord-Ouest) et Bahn (province de Loroum, Nord) ont simultanément été attaqués aux environs de 2H. La vigoureuse contre-attaque a permis de neutraliser une vingtaine de terroristes (…) Trois des soldats ont malheureusement perdu la vie”, selon le texte.

Sept autres soldats ont été blessés lors “des combats qui ont été intenses”, précise le communiqué. “De l’armement, des munitions, une dizaine de motos et divers autres matériels ont été saisis”, selon l’armée.

Burkina Faso : plus de 32 terroristes neutralisés

Des sources sécuritaires avaient donné le même bilan à l’AFP un peu plus tôt dans la journée. Déjà, le 18 octobre, cinq membres des forces de défense et de sécurité avaient été tués et 11 blessés au cours de deux attaques simultanées à Bahn et Yensé (Nord), selon l’armée.

Dimanche, 14 fidèles ont été tuées lors de l’attaque d’une église protestante, dans l’est du Burkina Faso, près de la frontière nigérienne.

Depuis début novembre, les forces de défense et de sécurité ont annoncé avoir tué 76 jihadistes lors de plusieurs opérations, sans que l’on puisse confirmer ces bilans de manière indépendante.

AFP