Cameroun : “C’est cette situation que nous voulons combattre” ; un ancien Lion indomptable lance un appel à Samuel Eto’o

Après avoir évoqué son parcours, mais aussi une tranche de l’histoire du football camerounais, l’ancien Lion indomptable Ismaël Pierre Bep est revenu sur les difficultés des anciens footballeurs, dont il défend les intérêts, au cours d’un entretien accordé à Afrik.

“À l’époque, on ne parlait même pas de rémunération, on jouait pour l’amour de la patrie. Après, ce sont des gens qui sont venus dans le milieu du football, alors qu’ils n’ont aucune parenté avec ce sport, qui ont donc trompé tous ceux qui avaient ce patriotisme. Je vous dis que ça existe même jusqu’à présent. J’aurai pu vous donner des noms, mais je ne vais pas le faire.

Il y a des joueurs qui ont gagné beaucoup d’argent dans leur carrière de footballeur professionnel, mais aujourd’hui cela ne se voit pas. Je suis syndicaliste et je défends les doléances des anciens joueurs du Cameroun. C’est nous qui avions commencé à rehausser les plus anciens. Mais comme je le dis toujours, cette situation n’est pas vécue qu’au Cameroun”, a-t-il expliqué.

Ismaël Pierre Bep a profité pour interpeller le nouveau président de la Fédération Camerounaise de football, Samuel Eto’o, sur la situation des anciens footballeurs camerounais.

“Il (Eto’o) a été reçu au SYNAFOC, le Syndicat national des footballeurs camerounais. Il est venu présenter son projet et nous l’avons soutenu. Maintenant, nous attendons le retour de l’ascenseur. 

On s’était même brouillé avec ceux qui ne comprenaient pas. 
Beaucoup d’anciens joueurs qui sont devenus des entraîneurs émérites ont eu l’appui de ce syndicat. Nous avons résolu plusieurs questions à travers la Fondation Roger Milla. Il était bien avec Sepp Blatter à l’époque. 

Ses diplômes sont reconnus par la FIFA, la CAF et la Fédération camerounaise de football. Beaucoup d’anciens joueurs se sont reconvertis en entraîneurs de différentes catégories grâce en partie au syndicat.

Nous avons aussi formé des commissaires de match, des jardiniers pour entretenir les gazons. Ils sont partis en stage au Congo, et même en Côte d’Ivoire. Il y a beaucoup de métiers dans le football, mais comme les gens ont géré sans avoir de parenté avec le football, ils ont fait venir des travailleurs de l’extérieur.

Si on permettait aux anciens joueurs de faire ces petits boulots à côté, ils pourront mieux préparer leur retraite. Il y a du travail dans le football, mais les footballeurs sont à l’étroit. C’est cette situation que nous voulons combattre, en tant que syndicalistes”, a-t-il déclaré…

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