Cameroun / Malaria : du faux Coartem en circulation

Le constat fait par les laboratoires Novartis, au sujet de la circulation de contrefaçons d’un médicament qu’ils fabriquent, a poussé ces derniers à interpeller le ministre de la Santé publique au Cameroun. L’objectif est de « dénoncer des contrefaçons sur un antipaludéen, très utilisé au Cameroun dans le traitement du paludisme ».

Un patient atteint du coronavirus traité dès novembre en Alsace ?

 

Il s’agit du Coarterm, dont le lot F2261, du « Coartem 20mg/120mg, comprimés, boite de 30*24 » est contrefait. Le ministre de la Santé publique, Malachie Manaouda, a à son tour rappelé à l’ordre les délégués régionaux de la Santé publique et les responsables des établissements publics et privés de distribution en gros des produits pharmaceutiques.

S’agissant des responsables des pharmacies, aux pharmaciens des formations sanitaires publiques et privées de toute catégorie, et aux professionnels de santé, un message clair leur a été adressé.

« Les résultats des investigations menées, font état de ce que l’identification des substances actives est négative au spectrophotomètre. Le produit contient plutôt du sildénafil et de la ciprofloxacine; le produit original n’est commercialisé qu’en pack de 30 pochettes et non en vrac » a listé le patron de la santé dans un communiqué de presse signé le 5 mai 2020.

Par ailleurs, Malachie Manaouda instruit les différents responsables de l’industrie pharmaceutique « d’arrêter la distribution, la dispensation et/ou l’administration, puis procéder à la mise en quarantaine de ce médicament, s’il se trouve dans [leurs] stocks ».

 

Coronavirus : le Cameroun autorise la production de la chloroquine

 

De même, le Ministère de la santé invite toute personne l’ayant consommé de ne plus en prendre. Tout comme il appelle les populations à s’approvisionner dans des pharmacies ou formations sanitaires agréées.

Plus d'articles
Naomi Osaka : « Tous les enfants ont droit à une chance de… »