Les choses se compliquent pour les deux agents d’une société de sécurité, le père et le fils, soupçonnés d’avoir organisé et réalisé la rocambolesque évasion de Carlos Ghosn.
En effet, la cour d’appel américaine a rejeté ce jeudi 11 février le dernier recours contre l’extradition vers le Japon de ces deux Américains, accusés d’avoir aidé l’ancien patron de Renault-Nissan à s’enfuir de Tokyo vers le Liban en décembre 2019.
Michael Taylor et son fils Peter Taylor ont été arrêtés en mai 2020 après que le Japon a émis un mandat d’arrêt à leur encontre. Les deux hommes avaient déposé « une motion d’urgence pour suspendre leur remise et leur extradition au Japon », selon des documents judiciaires, et ainsi obtenir assez de temps pour contester une précédente décision autorisant leur extradition.

Un panel de trois juges d’un tribunal de Boston aux États-Unis a statué le jeudi que le père et le fils Taylor « avaient échoué à démontrer une possibilité de succès dans cette contestation judiciaire et, plus globalement, avaient échoué à démontrer qu’une suspension était acceptable ».
Une juge fédérale américaine avait donné son feu vert fin janvier à leur extradition vers le Japon, estimant que les arguments invoqués par Michael Taylor et son fils Peter Taylor, n’étaient pas suffisants pour déroger au traité d’extradition liant Tokyo et Washington.
Avec Lepoint