Après la validation de la nouvelle monnaie unique des quinze pays de la CEDEAO, ECO,  à Abuja en fin juin dernier, le processus de sa mise en place est en bonne voie.

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Alassane Ouattara, président de la Côte d’Ivoire

Lors de leur entretien d’une heure et demie à l’Élysée, le 9 juillet dernier, le président ivoirien, Alassane Dramane Ouattara (ADO) en a informé son homologue français, Emmanuel Macron. Selon nos confrères de Jeune Afrique, l’entrée en vigueur de l’ECO est prévue pour le 1er juillet 2020.



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ADO, grand défenseur de la monnaie unique

La Côte d’Ivoire tient en effet le leadership dans le processus de création de l’ECO. Selon le magazine, aucune rupture brutale n’est prévue avec le Trésor français, où se situent les réserves de la BCEAO.

Le gouverneur de cet établissement, Tiémoko Koné, a d’ailleurs été envoyé par ADO auprès des gouverneurs des banques centrales des autres zones monétaires de la Cedeao afin de tenter de les convaincre de soutenir ce projet.

Tous les pays de la Cedeao n’adopteront pas ensemble la monnaie commune, comme ce fut le cas pour l’EURO en 2000. Les pays de l’Uemoa qui respecteront les critères de convergence (taux d’inflation, déficit budgétaire, etc.) seront les premiers à le faire.

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En 2017, déjà, les États membres avaient confié à Alassane Ouattara un projet de réforme du franc CFA, que ce dernier avait délégué à son bras droit, le vice-président Daniel Kablan Duncan.

Avec l’ECO, plus de monopole français

L’ECO sera une monnaie flexible adossée à l’euro, au dollar, au yuan ou au yen. Elle sera arrimée à un panier de devises. Ses réserves ne se situeront pas seulement au Trésor français, mais seront aussi placées au sein de plusieurs banques centrales pour assurer les exportations et les importations.