Centrafrique : inauguration du bâtiment de la Cour pénale spéciale

Une Cour pénale hybride composée de magistrats centrafricains et étrangers a été inauguré en Centrafrique par le président Touadera vendredi dernier.

Néanmoins, le recrutement des magistrats internationaux n’avance pas rapidement.

« Nous n’en avons que 5 [magistrats internationaux] présentement. Ça pose problème parce que nous travaillons selon les principes d’hybridité et de collégialité. Les pays contributeurs qui au départ se manifestaient, mettaient à la disposition de la Cour leurs juges. Cet engouement-là, on l’a constaté, ce n’est plus la même chose. Depuis le départ de la juge française, les activités du cabinet n°2 sont complètement bloquées », a indiqué le président de la Cour, Landry Michel Louanga.

Cette Cour, composée d’une salle d’audience, est imposante et séparée d’un grand mur de verre du public, accueillera des procès en début d’année 2021.

Elle doit juger les crimes graves commis depuis 2003 comme l’a recommandé le Forum de Bangui en 2015. La CPS est entrée en activité en octobre 2018. Dix dossiers ont déjà fait l’objet d’une saisine du juge d’instruction.

Par ailleurs, le mandat de la Minusca a été renouvelé de son côté pour une année soit jusqu’à novembre 2021. Dans la résolution, les Nations unies appellent au renforcement des institutions judiciaires aux niveaux national et local, dans le cadre de l’extension de l’autorité de l’État, afin de lutter contre l’impunité et de contribuer à la stabilisation et à la réconciliation.

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