Centrafrique : le chef de la diplomatie française à Bangui, une première depuis 7 ans

Crédit Photo : DR

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Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot entame jeudi une visite de deux jours en Centrafrique, où il rencontrera ce vendredi 13 mars 2026 le président Faustin-Archange Touadéra, une première depuis sept ans, a annoncé la diplomatie française.

Ce déplacement s’inscrit dans la relance des relations bilatérales, qui s’étaient fortement dégradées alors que l’influence de la Russie se renforçait, initiée en avril 2024 par les présidents Macron et Touadéra.

« Après une brève période de froid à l’échelle de notre histoire commune, notre relation avec la RCA se renouvelle et se renforce », affirme une source diplomatique à l’AFP.

La France n’avait pas effectué de visite de haut-niveau dans cet Etat d’Afrique centrale de 5,3 millions d’habitants depuis celle du ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian en novembre 2018, deux ans après l’arrivée au pouvoir de M. Touadéra.

Outre son entretien avec le président centrafricain, M. Barrot doit rencontrer le Premier ministre Félix Molouan ainsi que son homologue, Sylvie Notéfé. Il doit également visiter la mission européenne EUTM, chargée de la formation des forces armées centrafricaines, et la MINUSCA, la force de maintien de la paix des Nations unies.

Très influente et présente militairement depuis l’indépendance en 1960, l’ancienne puissance coloniale a progressivement perdu du terrain en Centrafrique, pays riche en ressources naturelles, au profit de la Russie et des paramilitaires russes de Wagner, qui bénéficient de contrats lucratifs dans l’exploitation de l’or, des diamants et du bois.

M. Touadéra, qui rentre d’une visite d’une semaine à Moscou, où il a rencontré Vladimir Poutine, a été réélu en janvier pour un troisième mandat avec 77,90% des voix dans un scrutin contesté par l’opposition, après avoir fait adopter en 2023 une nouvelle Constitution lui permettant de se maintenir au pouvoir.

Cette visite débute par ailleurs au lendemain de la libération d’un humanitaire français, employé de l’ONG Médecins sans Frontières, arrêté le 4 mars dans le sud du pays, à la frontière avec la République démocratique du Congo (RDC), soupçonné « d’activités visant la déstabilisation ».

© Agence France-Presse

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