Le télétravail, qui a bondi en raison de la crise sanitaire, ne contribue pas à régler les impacts du bruit sur la santé auditive, et peut même parfois les aggraver, selon une enquête Ifop initiée par l’association JNA (Journée Nationale de l’Audition) et publiée ce mardi 6 octobre.
Ainsi, plus d’un actif sur deux en télétravail (53%) déclare « être gêné par le bruit et les nuisances sonores » sur son lieu de travail, souvent établi au domicile, tout comme 66% des télétravailleurs réguliers (2 à 3 jours par semaine), révèle l’enquête. Les personnes en télétravail depuis le début de la crise sanitaire sont aussi plus sujettes aux nuisances sonores que la moyenne (57% contre 53%) alors qu’un tiers des actifs en poste (34%) déclare travailler à distance depuis la crise sanitaire liée au Covid-19 (contre environ 25% selon d’autres enquêtes Ifop en 2019), précise l’enquête.
Le télétravail, qui s’est généralisé ces derniers mois, concerne davantage les répondants masculins que féminins (38% contre 31%) ainsi que les jeunes générations, puisque 40% des moins de 35 ans déclarent télétravailler (32% des plus de 35 ans). Pour les personnes qui télétravaillent tout le temps ou la plupart du temps, les conversations téléphoniques constituent la source de bruit la plus gênante (41% contre 29% en moyenne), avant les bruits extérieurs (rue, travaux…) ou les interactions personnelles environnantes.
Et pour plus de 80% des télétravailleurs interrogés, la pollution sonore a des répercussions sur leurs comportements et dégrade leur qualité de travail. Alors que la gêne auditive provoque des difficultés de compréhension de la parole lors de conversations téléphoniques pour 50% des actifs en poste, cette proportion s’élève à 65% chez les télétravailleurs.
