Jugé pour crimes contre l’humanité, Charles Blé Goudé a été acquitté par les juges de la Cour pénale internationale (CPI) le 15 janvier 2019. Depuis, le président du Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (COJEP), un parti politique de l’opposition, est en liberté sous condition en attendant le procès en appel.

Mais au moment où cet inconditionnel de Laurent Gbagbo croit être sorti des mailles de la justice, les autorités ivoiriennes lancent des poursuites judiciaires contre celui que l’on surnomme le “général de la rue”. Il lui est reproché des faits de viols, tortures et homicides commis sur des populations civiles.



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Accusé de harceler Charles Blé Goudé, l’État ivoirien a rejeté toutes ces accusations par l’intermédiaire de Sidi Tiémoko Touré, le porte-parole du gouvernement. C’était lors du Conseil des ministres du mercredi 13 novembre 2019. “Il n’y a pas d’identité de poursuites par rapport aux différents sujets. Il faut que cela soit clair. Il y a des matières spécifiques qui sont adressées à la CPI et en Côte d’Ivoire, d’autres matières spécifiques sont adressées. (…) Nous sommes tous justiciables quelle que soit notre qualité et quelle que soit notre ambition”, a déclaré le ministre de la Communication et des Médias.

Pour sa part, interrogé par nos confrères de France 24, le lundi 11 novembre 2019, le fondateur du COJEP a plutôt dénoncé un harcèlement du pouvoir d’ Alassane Ouattara contre sa personne. “Parce qu’un adversaire politique pense différemment de vous, vous cherchez forcément à le mettre en prison ou à le tenir hors de son pays. Je dénonce ce harcèlement judiciaire contre un adversaire politique que je suis”, s’est-il insurgé avant d’ajouter : “Voyez-vous, les jours pairs, je suis poursuivi pour crimes contre prisonniers de guerre et maintenant, les jours impairs, je suis poursuivi pour viols, homicides. C’est à croire que la justice ivoirienne elle-même ne sait même pas pourquoi elle me poursuit.”

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C’est dans ce contexte de bataille judiciaire que Charles Blé Goudé a reçu mardi d’anciens compagnons de lutte de la FESCI. C’est le concerné lui-même qui a livré l’information sur sa page Facebook. “Retrouvailles aujourd’hui avec mes anciens codétenus à l’école de police et la DST en 1995. MAYA DOMINIQUE et JEAN SERGES BOZON, respectivement SG et SGA de la section FESCI de Mermoz sous mon mandat en qualité de SG national de la FESCI. Que de souvenirs et de remise en cause. Merci au camarade Nicaise Assi dit Kalaï so Kalaï, le facilitateur de ladite rencontre”, a publié le natif de Niagbrahio (centre-ouest de la Côte d’Ivoire).

Avec Afrique-sur-7