Emmanuel Macron sera en visite d’amitié et de travail, les 10 et 11 décembre prochains, à Abidjan. À en croire la Lettre du Continent, avant son arrivée sur les rives de la lagune Ébrié, le président français a exigé et obtenu de son homologue ivoirien, de juteux contrats au profit des entreprises françaises.

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Ainsi, apprend-on, la construction de l’Académie internationale de lutte contre le terrorisme de Jacqueville a été attribuée au Groupe GCC. Cette académie a été cofinancée par la France et la Côte d’Ivoire. Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, et son homologue ivoirien de la Défense, Hamed Bakayoko, avaient d’ailleurs posé la première pierre de cette académie un an plus tôt. GCC s’est par ailleurs vu confier la construction du multiplexe Pathé Cap Sud.

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Pour l’extension de l’Aéroport Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan, attribuée au Chinois China Railway International Group, le Président Ouattara a également pesé de tout son poids pour confier la construction de la ville nouvelle adossée à l’Aéroport FHB d’une superficie de 3 700 hectares à Bouygues, en collaboration avec Egis, une autre entreprise française.

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Poursuivant son boulimique appétit, le Groupe Bouygues a en outre obtenu une augmentation du coût initial prévu pour la réalisation du Métro d’Abidjan qui était estimé à 1,3 milliard d’euros. Non sans oublier la réhabilitation du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Yopougon à un coût de 60 millions d’euros (40 milliards de FCFA) pour SETAO, la représentation ivoirienne de Bouygues.

Tout cela sous l’oeil vigilant de Gilles Huberson, Ambassadeur de France en Côte d’Ivoire. Les entreprises locales, elles, peuvent aller se faire cuire un oeuf, se disent-ils peut-être du côté du Palais de L’Élysée.

Avec Afrique-sur-7