Covid-19 : des cas de réinfection enregistrés en Europe ; l’OMS réagit

Mardi 25 août, la télévision publique néerlandaise NOS qui se réfère à des virologues ont annoncé que deux personnes ayant déjà été contaminées au coronavirus ont été réinfectées en Europe, notamment aux Pays-Bas et en Belgique. 

Aux Pays-Bas, selon Marion Koopmans, virologue qui conseille le gouvernement, il s’agit d’une personne âgée au système immunitaire affaibli alors qu’en Belgique, le virologue Marc Van Ranst a rapporté le cas d’une femme contaminée en mars puis une nouvelle fois en juin à la télévision VRT.

«Je pense que dans les prochains jours, nous verrons d’autres histoires comparables. Il pourrait s’agir d’exceptions, mais ces cas existent et il n’y en a pas qu’un», souligne-il. Ce n’est «pas une bonne nouvelle», ajoute-t-il expliquant par ailleurs que dans le cas de la patiente, les légers symptômes qu’elle présentait n’étaient pas suffisant pour prévenir une nouvelle infection, mais pourraient limiter la sévérité de la maladie.

Des tests génétiques seront effectués, pour savoir si l’infection a été provoquée par des souches différentes du virus afin de confirmer la réinfection. Le ministère néerlandais de la Santé n’a pour le moment fait aucun commentaire.

Sputnik rapporte que le 24 août, des chercheurs de l’université de Hong Kong ont fait état d’un cas confirmé de réinfection chez un patient qui a été successivement infecté en avril et en août par des souches différentes du virus.

Devant cette situation, l’OMS n’est pas restée muette. Le 25 août, lors d’un briefing de l’ONU à Genève, la porte-parole de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Margaret Harris, a concernant le cas de Hong Kong, indiqué que bien que des rapports anecdotiques de réinfections aient fait surface de temps en temps, il est important d’avoir une documentation claire de ces cas.

«C’est un cas sur plus de 23 millions et nous [en] verrons probablement d’autres. Mais cela ne semble pas être une situation fréquente». «Actuellement, le nombre de cas est très très bas»,a-t-elle indiqué ajoutant que la situation actuelle ne permet pas encore d’établir quelle est la durée de l’immunité après une première contamination et comment elle sera influencée par un vaccin.

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