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Dépakine : le géant pharmaceutique Sanofi mis en examen pour homicide involontaire

Le géant pharmaceutique français Sanofi vient de connaître un revers judiciaire pour l’affaire de la Dépakine, ce médicament antiépileptique, prescrit à des femmes malgré les risques pour le fœtus,  mis en cause pour avoir entraîné des décès et handicaps à environ 50.000 enfants. Le laboratoire est à nouveau mis en examen pour « homicides involontaires » dans le cadre de la procédure pénale en cours liée au scandale.

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« Ce nouveau chef d’accusation est une très grande victoire pour les familles de victimes de la Dépakine qui ont déposé plainte pour que ces crimes ne restent pas impunis », a déclaré l’Apesac, une association d’aide aux victimes.

L’association qui représente 4 000 personnes dont la moitié des enfants malades, avait pris la décision en 2016 d’attaquer le laboratoire en justice.

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« Sanofi Aventis France a respecté ses obligations d’information et conteste le bien-fondé de ces poursuites », a aussitôt réagit le groupe. Il indique avoir « saisi la chambre de l’instruction afin de contester sa mise en examen » et met en avant le fait que « l’ensemble de ces éléments ne préjuge en rien de la responsabilité du laboratoire ».

Selon Le Monde, « l’information judiciaire vise désormais à déterminer si le laboratoire peut être tenu responsable de la mort en 1990, 1996, 2011 et 2014, de quatre bébés âgés de quelques semaines ou quelques mois, dont les mères, au cours de leurs grossesses, avaient pris de la Dépakine ».

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« Le juge a par ailleurs imposé un cautionnement d’un montant pharaonique de 80 millions d’euros car jusqu’à présent Sanofi n’a jamais fait une quelconque démarche d’indemnisation », a annoncé Marine Martin, présidente de l’Apesac dans un communiqué.

Outre l’épilepsie, contre laquelle il est censé être le plus efficace, le médicament est également prescrit aux personnes souffrant de troubles bipolaires sous les noms de Dépamine et Dépakote.

Mais lorsqu’une femme enceinte prend ce médicament, son enfant présente un risque élevé – de l’ordre de 10 % – de malformations congénitales mais également un risque accru d’autisme et de retards intellectuels et/ou de la marche, pouvant atteindre jusqu’à 40 % des enfants exposés.

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Quelque 14 322 femmes enceintes ont consommé ce médicament entre 2007 et 2014, selon les chiffres du ministère de la Santé. Plus de 12 000 enfants en France pourraient souffrir de ces séquelles, selon l’épidémiologiste Catherine Hill, qui a établi une estimation « prudente » à partir des ventes du médicament et du nombre de femmes enceintes traitées.



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