Ce vendredi 24 juin 2022, cinq juges conservateurs ont voté en faveur de la révocation de l’arrêt “Roe v. Wade”, qui garantissait depuis 1973 le droit constitutionnel des Américaines à avorter. Désormais, chaque État est......
Ce vendredi 24 juin 2022, cinq juges conservateurs ont voté en faveur de la révocation de l’arrêt “Roe v. Wade”, qui garantissait depuis 1973 le droit constitutionnel des Américaines à avorter. Désormais, chaque État est libre de faire son choix et une dizaine d’entre eux ont déjà interdit l’IVG.
Sur les neuf juges qui composent la plus haute instance américaine, cinq, dont trois juges nommés par Donald Trump durant son mandat, ont voté en faveur de la révocation de l’accès à l’avortement. La Constitution américaine prévoit que les neuf sages sont nommés à vie par le président et confirmés par la chambre haute du Congrès. Ils peuvent toutefois démissionner.
Voici les cinq juges qui ont voté pour la révocation :
Samuel A. Alito, Jr., 72 ans
Nommé par George W. Bush, le conservateur SamuelAlito a été officiellement élu à la Cour suprême en janvier 2006 en remplacement de la juge Sandra Day O’Connor, partie à la retraite.
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Amy ConeyBarrett, 50 ans
Nommée par Donald Trump, la fervente catholique Amy ConeyBarrett siège à la Cour suprême depuis octobre 2020 en remplacement de la progressiste et militante engagée dans la lutte pour l’émancipation des femmes, Ruth BaderGinsburg.
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Neil M. Gorsuch, 54 ans
Neil Gorsuch est l’un des trois juges, avec Amy ConeyBarrett et Brett Kavanaugh, a avoir été nommé par Donald Trump à la Cour suprême. Il y siège depuis 2017.
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Brett M. Kavanaugh, 57 ans
Choisi par Donald Trump pour remplacer Anthony Kennedy, parti à la retraite, Brett Kavanaugh y a été confirmé en 2018 malgré une accusation d’agression sexuelle le visant et pour laquelle il avait été auditionné par le Sénat américain.
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Clarence Thomas, 74 ans
Nommé juge à la Cour suprême par le président Georges H.W. Bush en 1991, Clarence Thomas a estimé, dans un argumentaire personnel, vendredi que “dans de futurs dossiers” concernant, eux aussi, le respect de la vie privée, “nous devrions revoir toutes les jurisprudences”.