Au soir du scrutin présidentiel de ce dimanche 13 octobre, les premières estimations des instituts de sondages donnent une idée du prochain chef d’Etat de la Tunisie.

Même si les résultats officiels ne sont pas attendus avant ce lundi soir, le candidat conservateur Kaïs Saïed serait en avance avec plus de 70% des voix, indiquent les premières tendances des instituts de sondage basées sur les enquêtes sorties des urnes.



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Une défaite nette pour Nabil Karoui qui espérait refaire son retard à sa sortie de prison cette semaine. Les équipes de l’homme d’affaires ont préparé des recours pour contester les résultats, se basant sur le fait qu’en prison, leur champion n’a pas pu sillonner le pays à la rencontre des citoyennes et citoyens.

Au quartier général de Nabil Karoui, à Tunis, c’est la douche froide. Le parti n’est pas en tête au Parlement, devancé par Ennahdha aux législatives de la semaine dernière. Et le candidat est défait largement ce soir, écrit RFI.

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L’antisystème à Carthage

Le professeur Kaïs Saïed va donc rejoindre le palais présidentiel de Carthage où il va devrait charger Ennahdha de former le prochain gouvernement tunisien. Lui qui incarne l’antisystème, l’anti-élite, affirme vouloir rendre le pouvoir au peuple dans l’esprit de la révolution de 2011. Notamment, à travers une décentralisation radicale et l’émergence d’assemblées locales.

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Le premier enseignement de ce scrutin est donc le prolongement de la claque sévère administrée au premier tour aux politiques en place et aux élites qui gouvernement. Cette fois, c’est l’homme de télé Nabil Karoui qui a été balayé par le phénomène Saïed, lui qui n’a quasiment pas fait campagne se retrouve pourtant à Carthage.