Emmanuel Macron au bord des larmes lors de l’hommage à Samuel Paty (vidéo)

Le vendredi 16 octobre, le professeur Samuel Paty a été assassiné en pleine rue près de son collège de Conflans-Sainte-Honorine dans les Yvelines. Cette attaque terroriste islamiste a chamboulé tous les Français, à commencer par le président de la République.

Le mercredi 21 octobre, Emmanuel Macron a prononcé un long discours de 15 minutes lors de l’hommage national rendu à Samuel Paty dans la cour de la Sorbonne. Comme son épouse Brigitte, ancienne enseignante, le chef de l’Etat a voulu poser des mots sur l’horreur. Refusant de parler des « barbares » responsables de cet acte monstrueux, le Président a annoncé à la foule que seul Samuel Paty méritait d’être cité : « Ce soir je veux parler de votre fils, de votre frère, de votre oncle, de celui que vous avez aimé, de ton père », a-t-il lancé. « Ce soir, je veux vous parler de votre collègue, de votre professeur, tombé parce qu’il avait fait le choix d’enseigner. Assassiné parce qu’il avait décidé d’apprendre à ses élèves à devenir citoyens ».

Dans son discours, Emmanuel Macron a salué le « héros tranquille » qu’était à ses yeux Samuel Paty : « Il incarnait la République qui renaît chaque jour dans les salles de classe, la liberté qui se transmet et se perpétue à l’école, a-t-il déclaré. Samuel Paty est devenu le vendredi, le visage de la République, de notre volonté de briser les terroristes, de réduire les islamistes, de vivre comme une communauté de citoyens libres dans notre pays ». La voix blanche, marquant de longues pauses, le Président semblait extrêmement touché durant sa prise de parole, au bord des larmes.

Lorsqu’est venu le moment de conclure, Emmanuel Macron a adressé un message à Samuel Paty : « Nous continuerons, professeur. Nous défendrons la liberté que vous enseigniez si bien et nous porterons haut la laïcité. Nous ne renoncerons pas aux caricatures, aux dessins, même si d’autres reculent », a-t-il déclaré, toujours très ému. « En France, professeur, les Lumières ne s’éteignent jamais ». Le président a ensuite quitté le pupitre et s’est recueilli devant le cercueil du professeur. Celui-ci a ensuite quitté la cour de la Sorbonne sur la troisième symphonie de Mozart, jouée par l’orchestre de la Garde républicaine. Un moment bouleversant.

Avec Voici.

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