En mars 2019, le philosophe et écrivain Alain Finkielkraut avait décliné une invitation à l’Elysée en compagnie d’autres intellectuels, dans le cadre du Grand débat national.
Dans un entretien accordé au journal L’Opinion, celui qui est membre de l’Académie française, revient sur les raisons de ce refus.
L’Opinion rapporte que nombre d’entre eux avaient décliné l’invitation, parmi lesquels l’économiste Thomas Piketty ou le philosophe Frédéric Lordon. Alain Finkielkraut faisait lui aussi partie des dissidents, peu disposés à se plier à un exercice aussi passif.

Et pour cause, le discours du président avait duré huit heures, entrecoupées de quelques rares échanges. Une dérive qu’Alain Finkielkraut analyse à sa manière. « Son problème, c’est qu’il est émerveillé par sa propre intelligence » , a confié le philosophe, vachard.
S’il avait voté pour Emmanuel Macron en 2017, pour faire barrage à Marine Le Pen et non parce qu’il le soutenait, Alain Finkielkraut a depuis régulièrement et ouvertement critiqué le chef de l’État.