Etats-Unis : Donald Trump crie à une tentative de coup d’Etat

La Chambre des représentants, contrôlée par les démocrates, se réunit ce mercredi pour un débat de six heures qui mènera au vote des deux articles de mise en accusation (“impeachment”) visant le président républicain : abus de pouvoir et entrave à la bonne marche du Congrès.

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Ces six heures d’échanges seront divisées de manière équitable entre républicains et démocrates et précédés d’une heure de débat pour adopter ces règles en séance plénière. Ce vote, qui va marquer l’Histoire, est attendu au plus tôt en fin d’après-midi.

“Personne n’est au-dessus des lois”

“Demain, la Chambre des représentants exercera l’un des pouvoirs les plus solennels que lui garantisse la Constitution, quand nous nous réunirons pour approuver deux articles de mise en accusation du président”, avait écrit Nancy Pelosi aux élus de son parti.

“Malheureusement, les faits ont clairement montré que le président a abusé de son pouvoir pour son bénéfice politique personnel et qu’il a fait obstruction a Congrès en exigeant de ne pas devoir rendre de compte, d’être au-dessus de la Constitution et au-dessus du peuple américain”, a déclaré M. Pelosi dans une lettre. “En Amérique, personne n’est au-dessus des lois”, a-t-elle répété.

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Le courrier de Trump adressé à Pelosi

Donald Trump a adressé un courrier au vitriol à Nancy Pelosi, accusée de “miner la démocratie”. “L’histoire vous jugera sévèrement”, lui prédit-il, en dénonçant des charges “fourbes”, “sans valeurs” ou encore “absurdes”. Pour lui, le vote à la Chambre n’est “rien de plus qu’une tentative de coup d’Etat illégale et partisane”, motivé par le ressentiment. “Vous êtes incapable d’accepter le verdict des urnes” en 2016, écrit-il encore à Mme Pelosi.

Tout en se présentant comme la victime d’une “croisade vicieuse”, Donald Trump se dit certain de sortir conforté de cet épisode: “Je n’ai aucun doute sur le fait que le peuple américain vous tiendra responsable, avec les démocrates, lors de l’élection de 2020.” La procédure de destitution divise profondément les Américains: 45% souhaitent qu’elle aboutisse à sa révocation – 77% chez les électeurs démocrates – et 47% s’y opposent, d’après un sondage CNN-SSR.

En définitive, deux des 231 élus démocrates pourraient faire défection et aucun des 197 représentants républicains n’a annoncé à ce jour son soutien à la mise en accusation du président. Donald Trump est donc quasiment certain d’être renvoyé en procès, ce qui n’est arrivé qu’à deux de ses prédécesseurs : Andrew Johnson en 1868 et Bill Clinton en 1998. Le républicain Richard Nixon, empêtré dans le scandale du Watergate, avait lui préféré démissionner en 1974 avant de subir cet opprobre.

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Le milliardaire républicain sera ensuite jugé au Sénat, sans doute dès janvier. Son acquittement fait peu de doute : il faudrait au moins 67 voix pour le destituer et les républicains disposent de 53 sièges sur 100.

La réaction de Trump le jour j

Comme à son habitude, le 45e président des Etats-Unis a utilisé son réseau social favori pour répondre à ses adversaires. “Pouvez-vous croire que je serai mis en accusation aujourd’hui par la gauche radicale, les démocrates-qui-ne-font-rien, ALORS QUE JE N’AI RIEN FAIT DE MAL!”, a-t-il écrit.

“C’est terrible (…) Cela ne devrait jamais arriver à nouveau à un autre président. Dites une PRIERE!”

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