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États-Unis : le chômage explose, une situation catastrophique pour certaines professions

C’était l’un des arguments préférés de Donald Trump. Depuis le début de son mandat, le locataire de la Maison-Blanche n’a cessé de rappeler que sous sa présidence, le nombre de demandeurs d’emploi était tombé à un niveau historiquement faible aux États-Unis. Mais la pandémie de coronavirus qui frappe durement les États-Unis pourrait bien bouleverser la donne.

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Désormais premier foyer mondial de contamination avec plus de 143 000 cas recensés et un bilan qui dépasse les 2500 morts, les États-Unis, à l’instar de nombreux pays, ont dû prendre des mesures drastiques pour éviter la propagation du virus. De nombreux États, comme New York ou la Californie, ont ordonné confinements et fermetures d’établissements recevant du public. Plus de la moitié des Américains sont appelés à rester chez eux. Donald Trump a d’ores et déjà annoncé la prolongation des mesures visant à ralentir la propagation du coronavirus jusqu’à fin avril.

C’est dans ce contexte très tendu que lors de la semaine allant du 15 au 21 mars, pas moins de 3,3 millions d’individus ont fait une demande d’allocations chômage aux États-Unis. Ce sont 3 millions de plus que la semaine précédente. Un chiffre qui fait tout simplement office de record, le précédent pic ayant été enregistré en octobre 1982 avec 695 000 nouvelles demandes. En février, le taux de chômage était de 3,5% aux États-Unis, le plus faible depuis un demi-siècle. Les prochains chiffres qui seront publiés le 3 avril devraient donc être très mauvais. Steve Mnuchin, secrétaire d’État au Trésor, a évoqué un possible taux record de 20%. Sans surprise, le département du Travail a publié un communiqué rendant l’épidémie responsable de ces mauvais chiffres :

« La hausse extraordinaire des premières demandes est due aux effets du Covid-19 ».

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Certains secteurs souffrent particulièrement de la crise. Les services sont notamment frappés de plein fouet, comme la restauration ou l’hébergement. Le département du Travail a également précisé que « les soins de santé et l’assistance sociale, les arts, les divertissements et les loisirs, les industries du transport, de l’entreposage et de la fabrication » étaient touchés.

La Californie, État le plus riche des États-Unis, paie un lourd tribut au niveau économique et social. Le « Golden State » (l’État doré) a reçu environ un million de demandes d’inscriptions au chômage en moins de 15 jours. Chloée O’Hayon-Crosby, costumière à Hollywood, a confié son désarroi à nos confrères d’Ouest-France.

« Il n’y a pas d’autres moyens de travailler. Je ne peux plus exercer mon métier avec le coronavirus : en tant que styliste, j’ai absolument besoin de pouvoir toucher les mannequins lors des essayages. De toute façon, à cause du confinement, tous les studios de cinéma et les magasins de Los Angeles avec lesquels je collaborais ont fermé. Depuis cette semaine, je n’ai plus d’entrée d’argent. C’est difficile ».

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Washington a sorti l’artillerie lourde pour tenter d’amortir la chute. Le 25 mars, le Sénat a approuvé un plan d’aide d’un montant record de 2.000 milliards de dollars. Cette somme servira notamment à verser 1200 dollars (1090 euros) aux personnes gagnant moins de 75 000 dollars (68 000 euros) par an. Pas suffisant pour Chloée O’Hayon-Crosby :

« C’est tout de suite que l’on a besoin d’aide. Le coût de la vie est tellement élevé en Californie que beaucoup de gens n’ont pas la possibilité de mettre de l’argent de côté à utiliser en cas de coup dur ».



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