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FC Barcelone : comment expliquer la méforme de Lionel Messi ?

Messi traverse l’une des périodes sinon la période la plus déserte de sa carrière avec 4 buts marqués en 8 matchs de Liga. Comment expliquer ce gros passage à vide ?

A-t-il toujours la tête à Barcelone ?

C’est la première question que l’on peut se poser. Lionel Messi n’a jamais vraiment été un joueur affichant une intensité monstrueuse sur le terrain, et a plus ou moins toujours fait preuve d’une certaine nonchalance sur les replacements défensifs ou dans le pressing. Et ça a toujours été accepté. Mais le body-language de l’Argentin est de plus en plus inquiétant, avec de nombreux gestes de frustration, et très peu de sourires. Cela pourrait sembler anecdotique s’il ne nous avait pas habitué à être un joueur globalement peu caractériel sur la pelouse, et qui avait l’habitude de célébrer avec un certain enthousiasme.

Après un été où il a clairement été question d’un départ, on peut se poser la question : le natif de Rosario est-il heureux au Barça ? Si seul le principal concerné a la réponse, on peut en tout cas constater qu’il semble un peu moins à l’aise. Et forcément, quand le cœur n’y est pas, les jambes n’y sont pas également. Peut-être pense-t-il déjà à un avenir loin du Camp Nou…

Sa garde rapprochée s’en est allée

Pendant toutes ces années, l’Argentin a, logiquement, eu des joueurs dont il a été proche. De Dani Alves à Luis Suarez en passant par Neymar et Mascherano, entre autres. Forcément, ça a eu des conséquences puisque son clan s’est considérablement réduit dans les vestiaires, lui qui a du mal à accorder sa confiance au grand nombre. Pas spécialement proche des autres tauliers du vestiaire que peuvent être Gerard Piqué ou Sergio Busquets, le sextuple Ballon d’Or est forcément un peu esseulé, et ça doit probablement peser au niveau de l’état d’esprit.



Mais surtout, ça se ressent sur le terrain. Lionel Messi ne semble ainsi pas avoir développé d’entente particulière avec les joueurs qui l’entourent. Il y a toujours cette bonne relation avec Jordi Alba, ce dernier le cherchant sans cesse dès qu’il a le ballon. Mais les deux hommes sont de plus en plus éloignés sur le terrain désormais, avec un véritable ailier gauche et un attaquant de pointe entre les deux. Le numéro 10 n’a ainsi pas d’automatismes ni de circuits automatiques avec des joueurs comme Antoine Griezmann, Ousmane Dembélé, Philippe Coutinho ni même Pedri. On a vu quelques séquences intéressantes avec Ansu Fati, mais rien d’extraordinaire encore. Il appréciait également les présences d’Ivan Rakitic et d’Arturo Vidal à ses côtés, eux qui étaient de véritables gardes du corps pour lui, dans la mesure où ils assuraient une certaine couverture derrière lui, tout comme ils le cherchaient très vite dès qu’ils avaient le ballon. Résultat, Lionel Messi semble parfois isolé et livré à lui même sur la pelouse, et moins épanoui.

Le système de Koeman n’aide pas

Sur le papier, Lionel Messi a toujours démarré côté droit de l’attaque. Mais dans la pratique, la star blaugrana a eu une liberté de mouvements énorme, et repiquait pratiquement tout le temps, tout comme il descendait chercher des ballons assez bas. Seulement, cette saison, le 4-2-3-1 de l’entraîneur néerlandais le bride un peu. Placé en tant que numéro 10, il a deux ailiers purs à ses côtés la plupart du temps, un joueur devant lui et deux joueurs derrière lui, qui évoluent également relativement haut. Les années précédentes, dans le 4-3-3 qui a toujours caractérisé le Barça, il n’avait que très peu de monde “dans ses pattes”, lui offrant une certaine liberté de mouvements dans des zones peu occupées par des partenaires et donc peu occupées par des rivaux au marquage.

Avec un duo de relayeur qui jouait assez bas, un neuf fixe et l’autre joueur de flanc à l’opposé du terrain, l’Argentin avait pratiquement toute la moitié droite à lui seul. Il pouvait donc lancer des courses pour dribbler et aspirer la défense avant d’aller conclure les actions, par lui même ou en servant un partenaire. Il touchait énormément de ballons et était souvent à la fois à l’origine et à la conclusion des offensives barcelonaises. Aujourd’hui, il est obligé de jouer dans les petits espaces, ce qu’il sait faire à merveille évidemment, mais doit jouer plus haut et n’a donc pas la possibilité de lancer un Suarez dans le dos de la défense par exemple. En plein trafic, il est désormais plus facile à museler pour les adversaires.

L’âge commence à peser

C’est une donnée importante, et peut-être même la plus importante. Lionel Messi va sur ses 34 ans, et après avoir commencé très très tôt, il a enchaîné des matchs tous les 3 jours, ne se reposant que très peu. Les rares fois où il a démarré un match en tant que remplaçant, ça a fait la une des médias tant c’est inhabituel. Une usure physique – et probablement mentale aussi – qui commence à peser dans l’organisme. N’ayant plus ses jambes de 20 ans, avec des soucis à répétition au niveau du biceps fémoral, Messi a logiquement plus de mal à faire des différences dans un championnat qui, en plus, se veut de plus en plus physique avec des équipes qui mettent plus d’intensité et d’engagement physique que lorsque la star de l’Albiceleste était encore jeune.

Certains voyaient l’Argentin se reconvertir en relayeur, mais visiblement, ce n’est pas le projet ici. Ni dans la tête du joueur, ni dans celle de ses entraîneurs. Messi est donc peut-être dans une phase de transition, dans laquelle il va devoir assumer qu’il ne peut plus faire certaines choses, et devra en profiter pour exploiter du mieux possible certains domaines dans lesquels il peut encore s’améliorer. Et ça, quand on a atteint un tel niveau d’excellence, c’est probablement difficile à vivre. Mais avec un tel talent dans les pieds, nul doute qu’il saura sortir de cette mauvaise passe et revenir plus fort, dans un registre peut-être différent de celui qu’on a pu voir ces dernières années.

Avec Foot Mercato




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