La fermeture des frontières nigérianes actée depuis plus d’un mois, n’est pas sans conséquences sur le Nigéria. Le pays de Buhari fait lui aussi les frais de ses propres mesures qui influencent l’économie des pays frontaliers.

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Cette décision génère des frustrations au Nigeria. Si l’homme d’affaire Aliko Dangote plaide pour une diplomatie qui n’écarte pas pour autant les conditions fixées par le Nigeria pour l’ouverture des frontières, les acteurs du secteur du riz et les commerçants fortement touchés, veulent la levée imminente de ces mesures protectionnistes.

En effet, depuis la fermeture des frontières pour limiter l’importation du riz et la contrebande, le Nigéria, grand consommateurs du riz, fait face à la flambée des prix.

Selon une source contactée par le site beninwebtv ce samedi, le prix du riz qui était à 9 000 nairas (14 500 FCFA pour le sac de 50 kg) à connu une augmentation à plus de 30% dans certains Etats du Nigéria. Ce qui suscite la colère des consommateurs. Pareil pour les transporteurs du riz et certains commerçant qui profitaient du commerce de l’essence de contrebande. Ces derniers se retrouvent, à les croire, en grande difficulté financière face aux frais de scolarité de leurs enfants.

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Les nigérians, premières victimes…

Selon AFP, la production locale du riz (4,78 millions de tonnes en 2018) est loin de couvrir les besoins des 190 millions de Nigérians qui sont friands de cet aliment de base. Par ailleurs, le riz local qui n’est pas très apprécié à cause de son prix élevé laisse à désirer pour sa qualité.

Les Nigérians sont les premières victimes de « cette politique protectionniste d’un niveau extrême », a affirmé Adedayo Ademuwagun, analyste pour le cabinet d’études Songhai, basé à Lagos, a rapporté l’AFP.

 

Le marché d’Alagbole dans l’État d’Ogun sous le choc de la flambée du prix du riz…

Dans un reportage de Legit TV, plusieurs nigérians ont exprimé leur désaccord, sur la fermeture des frontières du pays, en raison des effets néfastes que cela aurait sur le prix des biens sur le marché. La chaîne s’est rendue également au marché d’Alagbole, dans l’État d’Ogun et le constat est sans appel.

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La désolation des commerçants est à son comble notamment avec la montée des prix. Les commerçants estiment que les choses n’avancent plus dans le marché alors qu’il ils ont des familles à nourrir, et à faire face aux frais de scolarité de leurs enfants. Selon un vendeur du riz, le prix est passé de 14.000 N à 20.000 N voire plus, depuis la fermeture des frontières avec le Bénin le 20 août 2019.

 

Beninwevtv avec AFP