France : Édouard Philippe met en garde contre un «basculement de la République»

Dans son intervention lors de la séance de questions d’actualité au gouvernement, le Premier ministre a tenu «une ligne d’équilibre» entre un soutien aux forces de l’ordre et une «exigence» envers elles sur les questions de discrimination, affirmant qu’il fallait être intraitables contre le racisme, mais empêcher de communautariser la France.

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Au cours de cette séance de questions d’actualité au gouvernement tenue le mercredi 10 juin 2020, Édouard Philippe a eu à faire face à des interrogations portant aussi bien sur le racisme dans les forces de l’ordre que sur les menaces du communautarisme.

« Nous devons être intraitables contre le racisme… Mais sans tomber dans les pièges de ceux qui veulent communautariser la France », a-t-il signalé, répondant au président du groupe Les Républicains (LR) du Sénat, Bruno Retailleau, critique envers les choix de l’exécutif face aux manifestations contre la violence et le racisme chez les forces de l’ordre.

L’homme de Matignon a réitéré l’idée que la notion de soupçon avéré ne devait pas se transformer en présomption de culpabilité, y voyant une menace de basculement de la République.

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« L’émotion est légitime, mais si nous acceptons que la présomption passe de celui qui trouble l’ordre public à celui qui le défend, c’est un basculement de la République qui intervient. Et quand je vois cela je me dis que ce basculement de la République n’est pas si loin », a martelé le Premier ministre.

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