Brice Laccruche Alihanga (BLA), l’ancien directeur de cabinet d’Ali Bongo Ondimba, a été interpellé mardi 3 décembre par la Direction générale des recherches (DGR), assistée de la Direction générale des contre-ingérences et de la sécurité militaire.

Il avait été limogé du gouvernement la veille, un remaniement ouvrant la voie à une possible arrestation. Selon Jeune Afrique, l’ancien ministre du Pétrole, Noël Mboumba, a lui aussi été arrêté par la DGR.



Gabon : Brice Laccruche Alihanga finalement éjecté du gouvernement

 

Sachez que je resterai celui que vous avez tous connu, homme d’honneur, fidèle et loyal

Au soir de son limogeage, BLA remerciait encore « le chef de l’État pour [lui] avoir donné l’opportunité de le servir ces deux dernières années ». « Cette année, j’ai fait de mon mieux pour soutenir les autorités pendant une des périodes les plus difficiles de notre histoire. Nonobstant les ragots et fake news (…), sachez que je resterai celui que vous avez tous connu, homme d’honneur, fidèle et loyal », ajoutait-il.

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L’étau s’était resserré ces dernières semaines

Ces derniers jours, c’est l’audition du porte-parole de la présidence, Ike Ngouoni Aila Oyouomi, qui a semblé resserrer l’étau autour de l’ancien directeur de cabinet. Brice Laccruche Alihanga avait pourtant été nommé le 7 novembre comme ministre chargé du Suivi des investissements humains et des Objectifs de développement. Mais, depuis, il se savait sur la sellette.

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Le 27 novembre, c’est son frère, le maire d’Akanda Grégory Laccruche Alihanga, qui avait été interpellé. Celui-ci est le gérant de plusieurs entreprises soupçonnées d’avoir reçu frauduleusement des sommes d’argent depuis les caisses d’agences de l’État, comme la Société gabonaise de raffinage ou la Gabon Oil Company. L’enquête est toujours en cours et les auditions vont se poursuivre devant les magistrats de la Cour criminelle spéciale. Selon nos sources, l’agence judiciaire de l’État a déposé plainte, avec constitution de partie civile.

Avec Jeune Afrique