En Guinée, désormais les gendarmes armés peuvent tirer à vue sur la population qu’il est censé protéger considéré comme obstacle et toute menace imminente pour de la légitime défense. C’est la quintessence d’une loi adoptée par l’Assemblée nationale.
La commission défense et sécurité de l’Assemblée nationale, dans l’exposé des motifs en plénière, a déclaré que cette loi vise à protéger les Guinéens contre le terrorisme, les prises d’otages et tous les cas dans lesquels un d’entre eux se retrouve face à un danger.
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Dans ces cas de figure, la loi autorise les gendarmes guinéens à tirer à vue. Aucune poursuite judiciaire ne leur sera opposée.
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Les juristes ont appelé les autorités guinéennes à privilégier la promotion des questions des droits humains et des conventions internationales relatives aux droits de l’homme auxquelles la Guinée à souscrit, ils redoutent les conséquences d’une telle loi.
Selon le correspondant de la BBC, une bonne frange des 113 députés guinéens s’est abstenue de voter cette loi jugée dangereuse.

Il signale qu’au sein même de la commission défense et sécurité de l’Assemblée nationale, certains députés ont critiqué le document et se sont opposés ouvertement à son adoption.
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Les organisations de défense des droits de l’homme redoutent que les gendarmes se servent de cette loi pour tuer impunément dans le contexte actuel, marqué par la polémique autour d’une nouvelle Constitution et un éventuel 3e mandat du chef de l’État guinéen.