Un homme a fini aux urgences après avoir été brûlé vif par deux individus dans la nuit du 9 au 10 septembre 2016. La justice vient de décider du sort des agresseurs.
Kévin Minne et Jacym Hadjou ont volontairement transformé cet habitant de Valenciennes en « torche humaine » à l’aide d’un rouleau de papier absorbant enflammé alors que celui-ci dormait.
Selon La Voix du Nord, la victime a survécu après avoir été plongée dans un coma artificiel durant un mois et avoir subi des greffes de peau ; elle garde aussi d’importantes cicatrices.

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L’avocate générale, Lucile Moutier, avait pris la peine de rappeler qu’il n’existe « pas de définition juridique de l’acte de torture ou de barbarie ». Autrement dit, c’est la jurisprudence qui permet d’en esquisser les contours. « Et on est en plein dedans ! », assurait la magistrate. « Il y a une volonté presque sauvage et barbare de faire mal à la victime, notait aussi l’avocate générale. C’est un acte dénué de toute humanité. On est au-delà des violences aggravées. »
La cour d’assises de Douai a tranché autrement. Les deux accusés ont bien été reconnus coupables d’avoir brûlé la victime, mais la volonté de la faire souffrir n’était pas établie aux yeux de la justice ce qui fait que la cour a exclu l’acte de barbarie ou de torture dans cette affaire.
Kévin Minne et Jacym Hadjou ont été condamnés à huit et neuf ans de prison pour vol avec violences en récidive ayant entraîné une ITT supérieure à huit jours. Les avocats de la défense, quant à eux, n’ont pas contesté les actes de leurs clients.