Insurrection tigréenne : L’Ethiopie accuse l’Occident de dramatiser la situation

La guerre continue en Ethiopie entre le gouvernement fédéral et la coalition rebelle menée par l’insurrection tigréenne.

Après l’appel de nombreuses ambassades à rapatrier leurs ressortissants, le gouvernement du Premier ministre Abiy Ahmed s’est plaint des positions des chancelleries occidentales.

« Il est très décevant de constater que des partenaires stratégiques de encouragent cette rhétorique alarmiste et négative. Nous rejetons en bloc ces tentatives de créer une atmosphère de peur et d’insécurité. C’est un discours destiné à servir des objectifs politiques » , explique sa porte-parole Billene Seyoum.

La porte-parole va jusqu’à accuser certains de ces pouvoirs étrangers de soutenir activement la rébellion tigréenne. Elle assure que, du côté gouvernemental, tout est fait pour stopper l’avancée du TPLF.

« La priorité du gouvernement éthiopien est de mettre un terme aux crimes commis par le TPLF dans les régions Afar et Amhara. Mais cela ne veut pas dire que le processus de paix n’aura pas lieu. »

D’après la RRFI, ce processus de paix est mené par l’Union africaine et son émissaire pour la corne de l’Afrique, l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo.

« En principe, l’Ethiopie soutient toujours cet effort. Négocier la paix est quelque chose que nous avons toujours défendu », assure la porte-parole.