Iran : l’opposant Rouhollah Zam condamné à mort

La Cour suprême d’Iran a confirmé la condamnation à mort de l’opposant iranien Rouhollah Zam, accusé par Téhéran d’avoir joué un rôle d’agent pour le compte de la France, a annoncé hier mardi 8 décembre une source officielle.

«Il y a plus d’un mois, la Cour suprême a statué sur son cas et le verdict du tribunal révolutionnaire a été confirmé », a déclaré sans plus de précision le porte-parole de l’Autorité judiciaire, Gholamhossein Esmaïli, lors d’une conférence de presse diffusée en ligne.

Avant son arrestation par les gardiens de la révolution de l’armée idéologique de la république islamique, M. Zam vivait en exil depuis plusieurs années en France, l’armée idéologique de la République. 

Son interpellation avait été annoncée en octobre 2019, mais l’Iran n’avait pas précisé le lieu ni la date des faits, accusant l’opposant quadragénaire d’être « dirigé par le renseignement français et soutenu » par les services secrets des États-Unis et d’Israël.

L’homme politique qui disposait du statut de réfugié en France, a dirigé une chaîne sur la plateforme de messagerie cryptée Telegram appelé Amadnews et reconnu coupable d’avoir joué un rôle actif dans la contestation de l’hiver 2017-2018 ou au moins 25 personnes ont été tuées. 

Ces troubles avaient touché plusieurs dizaines de villes iraniennes entre le 28 décembre 2017 et le 3 janvier 2018. Téhéran avait alors qualifié de « sédition» ce mouvement de protestation contre la vie chère ayant rapidement pris un tour politique.

En juin, M. Esmaïli avait indiqué que le tribunal révolutionnaire de Téhéran avait « considéré que les 13 chefs d’inculpation [pour lesquels il comparaissait] équivalaient au chef d’accusation ‘corruption sur terre’ et [avait] donc prononcés la peine de mort ».

Avec Afrique24.com

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