Le Japon émet un mandat d’arrêt contre Carlos Ghosn

Déjà visé par plusieurs enquêtes et une demande d’arrestation d’Interpol, Carlos Ghosn fait désormais l’objet d’un mandat d’arrêt émis par le parquet de Tokyo. La justice japonaise demande également l’arrestation de trois hommes suspectés d’avoir aidé l’ancien patron à fuir le territoire japonais, dont un ancien membre des forces spéciales américaines.

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L’ancien patron de Nissan, Carlos Ghosn, fait l’objet d’un mandat d’arrêt déposé par le parquet de Tokyo, a rapporté jeudi 30 janvier l’agence de presse Kyodo. La justice japonaise lui reproche d’avoir quitté illégalement le Japon où il était en résidence surveillée.

Le parquet de Tokyo a également émis des mandats d’arrêt contre trois hommes, dont un ancien membre des forces spéciales américaines, soupçonnés d’avoir aidé Carlos Ghosn dans sa fuite spectaculaire hors du Japon.

Ces mandats visent Michael Taylor, ancien “béret vert” des forces spéciales américaines, ainsi que deux autres suspects, George-Antoine Zayek et Peter Taylor.

Arrêté en novembre 2018 au Japon pour des accusations de malversations financières, qu’il rejette, Carlos Ghosn a fui l’archipel le mois dernier à destination du Liban, pays où il a grandi et dont il possède la nationalité.

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L’ancien patron de Nissan et de Renault a dénoncé lors d’une conférence de presse organisée à Beyrouth les accusations portées contre lui et les conditions dans lesquelles il avait été détenu puis assigné à résidence à Tokyo.

Aucun accord d’extradition ne lie le Japon et le Liban. Une source judiciaire et l’entourage de Carlos Ghosn ont indiqué la semaine dernière à Reuters que Beyrouth et Tokyo disposaient de 40 jours pour décider si l’architecte de l’alliance Renault-Nissan devait faire l’objet d’une procédure formelle d’extradition vers le Japon ou être jugé au Liban.

Avec France 24

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