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Les avantages de la masturbation féminine ; ¾ des femmes le font, la moitié ne veut pas en parler

Soixante-neuf? Sur le capot de la voiture? Quatre fois par semaine? Le sexe – sous toutes ses coutures – reste un sujet “brûlant”. Mais on ne parle pas souvent de sexe en solitaire. Pour 64 % des femmes néerlandophones belges, la masturbation est un tabou, alors que trois sur quatre d’entre elles s’y adonnent. C’est ce qui ressort d’une nouvelle enquête du “Goed Gevoel” dans laquelle 1.000 femmes – âgées de 18 à 65 ans – se confient sur leur vie sexuelle en solo.

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Une femme sur quatre se masturbe au moins une fois par semaine. Il s’agit principalement de personnes âgées de 18 à 34 ans. Seules 12% des femmes de plus de 50 ans le font chaque semaine. Les sexologues pensent qu’il est grand temps d’accorder un peu plus d’attention au sexe en solo.

L’état civil influence également la fréquence de la pratique. Quatre femmes célibataires sur dix se masturbent chaque semaine. Chez les femmes en couple, ce chiffre n’est que de deux sur dix. “Se masturber en tant que femme n’a que des avantages, à commencer par sa propre sexualité. Les femmes qui se masturbent ont une plus grande confiance en elles, ont plus d’orgasmes, ont une meilleure vie sexuelle et indiquent même avoir une meilleure relation”, explique la sexologue Kaat Bollen.

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La masturbation féminine a-t-elle également des effets bénéfiques sur la santé? “Oui, si vous atteignez un orgasme. Un petit doigt sans excitation ne fait rien”, dit la sexologue Mieke Mievis. “Ce qui contribue à la santé, ce sont les effets physiques de l’excitation. Votre cœur commence à battre plus vite et la quantité d’adrénaline et de sérotonine (l’hormone du bonheur) dans le sang commence à augmenter, ce qui vous permet de mieux respirer et d’avoir un cœur plus sain. Enfin, il est plus facile de s’endormir”.

Un sentiment de honte

La masturbation est le moyen le plus rapide et le plus efficace de satisfaire ses besoins sexuels. Trois femmes sur quatre le font, et pourtant elles éprouvent une certaine gêne à en parler. Pour 64 % des sondées, la masturbation reste un tabou. “On nous enseigne encore que notre sexualité doit être au service de l’homme”, dit Kaat Bollen. “Les femmes qui aiment le sexe sont considérées dans notre société comme négatives, inférieures et inintelligentes. Une femme ‘trop sexuelle’ est rapidement considérée comme une ‘salope’. Alors que c’est beaucoup moins le cas pour les hommes. Et cela commence avec des enfants de quatre ans qui découvrent leurs propres organes génitaux. Avec un garçon qui touche son sexe, on se met à rire tout au plus. Alors que nous désapprouverons quand nous verrons une fille le faire”, poursuit-elle. Parmi les femmes qui se masturbent, la moitié en parlent déjà avec leurs amies.

Pourtant, une personne sur quatre dit qu’elle n’a jamais pratiqué de sexe en solitaire. Pas moins de sept femmes sur dix ont honte, se sentent coupables et disent que leur partenaire sexuel trouve cela grave si elles se masturbent. “Les hommes qui se masturbent sont considérés comme normaux. De toute façon, ils se touchent le sexe plusieurs fois par jour en urinant. Les femmes sont moins habituées à se toucher”, explique Mieke Mievis.

Une communication ouverte

“Avec nous, tout est beaucoup plus caché. Vous ne trouvez pas votre clitoris comme ça”, détaille aussi Kaat Bollen. Bien sûr, il y a des appareils dédiés au plaisir solitaire, et ils sont utilisés en masse. Cette année dans le monde entier, quelque 25 milliards d’euros ont déjà été dépensés en sextoys… et nous ne sommes qu’en juillet.

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En tout cas, les sexologues sont tous d’accord sur un point: il faut parler davantage de la masturbation. “Une communication ouverte sur l’expérience sexuelle – et donc le sexe en solo – est importante. Et non, il ne s’agit pas de savoir “quel modèle de vibromasseur vous utilisez. Dans les couples, par exemple, on remarque que les hommes ignorent souvent que leurs femmes se masturbent, alors qu’il est important qu’ils le sachent. On découvre ainsi, par exemple, comment sa partenaire atteint un orgasme et quels sont les mouvements qu’elle préfère”, explique Mieke Mievis.

Et pendant le confinement? Avons-nous eu des pratiques sexuelles plus ou moins solitaires? L’enquête montre que le confinement a eu un effet positif de 16% sur la fréquence de masturbation. “Logiquement, l’intimité prend du temps! Nous avions plus de temps, nous pouvions dormir tard, nous avions moins de stress… Cela a eu pour conséquence d’augmenter le nombre de fois où l’on a eu des rapports sexuels. Bien que cela ne s’applique pas aux mères qui sont restées à la maison avec trois enfants en pleurs”, conclut Mieke Mievis.

Avec 7sur7



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