Les-principaux mythes sur l’alcool corriges par un médecin

Le froid n’affecte pas la vitesse d’enivrement et un verre de vin par jour n’est pas toujours une bonne idée ? Dans une interview accordée à Jyllands-Posten, Jens Meldgaard Bruun, professeur à l’Institut d’études cliniques de l’Université d’Aarhus au Danemark, détruit plusieurs idées préconçues sur l’alcool.

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Vous est-il déjà arrivé d’éprouver un sentiment d’ivresse soudain en sortant dans le froid après un verre de rouge ? Selon M. Bruun, l’idée que le froid accélère la décomposition de l’alcool est un mythe très répandu dénué de preuve scientifique. « Le froid et la chaleur affectent le corps de manière différente. Mais la dose standard d’alcool reste la dose standard d’alcool, où que vous le buviez, debout sur une banquise quand il fait glacial ou allongé sur une chaise longue en été », a-t-il clarifié.

Pour ce qui est des bienfaits d’une consommation quotidienne de vin, une autre idée reçue particulièrement populaire au sein de la population, l’expert tient à préciser que, sur ce sujet, les chercheurs ne sont toujours pas unanimes.

« Il existe des études qui montrent qu’un demi-verre ou un verre de vin rouge par jour peut avoir un effet curatif, par exemple, en réduisant la probabilité de maladies cardiovasculaires. Dans le même temps, il existe des travaux scientifiques qui disent que l’alcool, même à des doses relativement faibles, augmente le risque de développer un cancer du sein chez les femmes ».

L’expert a également battu en brèche le mythe affirmant qu’une dose standard d’alcool s’éliminerait en une heure. « C’est un mythe associé à l’idée selon laquelle si je bois un verre de bière en ce moment, dans une heure, je serai déjà capable de conduire. En fait, la transformation de l’alcool est fortement axée sur la biologie. Le sexe, le poids et d’autres facteurs y jouent un rôle », a-t-il expliqué avant de faire ressortir que l’alcool a un impact sur notre perception, quelle que soit la dose consommée.

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Plus je pèse lourd, plus je peux consommer d’alcool ? Sans contester cette idée, le médecin met en exergue que la logique derrière ce calcul est un peu simpliste. « Il n’y a pas de relation linéaire entre le poids et d’autres paramètres corporels. Vous ne pouvez pas dire tout simplement qu’une personne qui pèse 200 kilos peut boire deux fois plus que celle qui pèse deux fois moins », a-t-il détaillé.

Et d’indiquer qu’en comparaison avec les hommes, les femmes ont moins de masse musculaire et un pourcentage plus élevé de graisse dans le corps, des facteurs non-négligeables en ce qui concerne le processus de fractionnement de l’alcool. C’est pourquoi l’expert conseille à ces dames de boire moins que ces messieurs.

 

Avec Sputnik.

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