Dans sa maison traditionnelle dont les arcades ont été soufflées par l’explosion du 4 août à Beyrouth, Bassam Bassila dit résister aux pressions du propriétaire d’une tour voisine, déterminé à acheter cette bâtisse historique héritée de père en fils.
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« Il veut que je lui vende la maison pour la démolir » et construire une autre tour, affirme l’homme de 68 ans dans sa maison éventrée du quartier de Monot (nord). L’explosion provoquée par une énorme quantité de nitrate d’ammonium stockée au port de la capitale a fait plus de 180 morts et dévasté des pans entiers de Beyrouth, aiguisant l’appétit des requins de l’immobilier. Comme M. Bassila, d’autres habitants des rues sinistrées, notamment dans les quartiers de Mar Mikhaël, Gemmayzé et Monot, et des responsables locaux, déplorent la cupidité de ceux qui cherchent à « profiter » du drame pour faire fructifier leurs affaires.
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Après l’explosion, alors que les habitants affluaient pour signaler les dégâts subis chez eux, Béchara Ghoulam, le maire du district de Rmeil, dans le nord de Beyrouth, raconte avoir reçu la visite inopinée d’un de ces « courtiers » de l’ombre, proposant de racheter les propriétés pour le compte de particuliers ne voulant pas être identifiés. Je lui ai répondu que nous ne vendrons pas », assure M. Ghoulam. Des bannières portant l’inscription « Beyrouth n’est pas à vendre » sont apparues dans les rues et plusieurs associations de sauvegarde du patrimoine sont à pied d’œuvre.
