L’obésité, un facteur déterminant pour expliquer les formes graves du Covid-19 ?

Déjà étudié et documenté depuis le début de la crise sanitaire, le rôle de l’obésité dans le développement de formes graves du Covid-19 semble aujourd’hui de plus en plus évident.

Selon une analyse parue le mercredi 9 septembre dans la revue spécialisée Jama Internal Medicine, et portant sur 3 000 personnes hospitalisées aux États-Unis au printemps, les jeunes adultes (18-34 ans) en situation d’obésité morbide sont largement surreprésentés parmi les patients intubés ou décédés.

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Ainsi, les personnes en situation d’obésité morbide (avec un indice de masse corporelle supérieur à 40) représentent, sur le panel étudié, 41% des patients intubés ou morts. Parmi les autres facteurs de comorbidité mis en évidence suivent l’hypertension (31% des patients intubés et morts) et le diabète (27%). Et les jeunes adultes cumulant les trois affections ont autant de risques de mourir ou d’être intubés que les adultes de la génération précédente (35 à 64 ans) selon l’étude.

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Un rapport qui conforte les résultats d’une “méta-analyse” portant sur 399 000 patients et publiée courant août dans la revue Obesity Reviews, selon laquelle les personnes obèses ont environ deux fois plus de chances que les non-obèses d’être hospitalisées après avoir contracté le coronavirus. Et leur risque de mourir est lui supérieur de 48%.

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