A l’instar des présidents équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema, camerounais, Paul Biya, congolais, Denis Sassou-Nguesso, le Tchadien Idriss Déby Itno fait partie des chefs d’Etat africains connus pour leur longévité et qui sont encore au pouvoir.

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Lors d’une interview accordée à Jeune Afrique cette semaine, le président tchadien a répondu à la question selon laquelle si la longévité est-elle une bonne ou une mauvaise chose ?

« C’est une mauvaise chose pour un pays stable. Et parfois, quand un pays a des problèmes, c’est une bonne chose. J’avais promis, lorsque j’étais encore soldat, de ne faire que deux mandats », a-t-il indiqué.

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« En 2006, je ne voulais pas me représenter. Mais il y a eu la rébellion et je ne pouvais pas laisser le pays dans le désordre et le chaos. Il fallait gérer cette guerre construite depuis le Soudan par Omar ­el-Béchir. Ensuite, en 2011, il y a eu la menace venue de Libye et, en 2016, la Centrafrique, Boko Haram et, toujours, la Libye. Chaque fois, cela aurait été irresponsable de partir et d’ouvrir la porte à une guerre civile. Trente ans, c’est long, mais j’ai une responsabilité face à l’Histoire », a-t-il expliqué.