Maison Blanche : Première démission dans l’équipe Joe Biden après un dérapage

Joignant l’acte à la parole, le 46e président américain Joe Biden a fait démissionner un de ses proches collaborateurs après un dérapage verbal envers un journaliste. En début du mandat, il avait mis en garde son équipe qu’il ne tolèrerait aucun écart.

C’est le magazine Vanity Fair qui a révélé une conversation téléphonique houleuse qui s’est déroulée entre TJ Ducklo, 32 ans, et une journaliste du site Politico, Tara Palmeri, qui l’avait interrogé sur la relation intime qu’il entretenait depuis plusieurs mois avec une autre journaliste, Alexi McCammmond, du site Axios, et sur les questions éthiques que cela pourrait soulever.

«Je vais vous détruire», avait lancé M. Ducklo à Tara Palmeri, selon le récit fait par Vanity Fair, qui avait en outre «tenu des propos péjoratifs et misogynes» envers la journaliste.

M. Ducklo qui faisait partie de l’équipe de campagne de M. Biden avait rejoint la Maison Blanche après l’élection présidentielle, devenant l’un des adjoints de Jen Psaki, la porte-parole de l’exécutif américain.

A la suite de l’incident, il avait initialement été suspendu sans salaire. Mais la présidence a maintenant accepté la démission qu’il a présentée, a déclaré Jen Psaki dans un communiqué. «Nous avons l’engagement de lutter tous les jours pour respecter les normes fixées par le président en traitant les personnes avec respect et dignité».

Excuses publiques

M. Ducklo a publié sur Twitter un communiqué dans lequel il déclare regretter ses «actions intolérables».

«Il n’y pas de mots assez forts pour exprimer mon regret, mon embarras et mon dégoût pour mon comportement. J’ai utilisé un langage qu’aucune femme ne devrait jamais avoir à entendre, particulièrement dans une situation où elle essayait seulement de faire son travail», a-t-il écrit.

«C’était un langage révoltant, irrespectueux et inacceptable», a ajouté TJ Ducklo, qui s’est dit «atterré d’avoir embarrassé et déçu (ses) collègues de la Maison Blanche et le président Biden».

Le lendemain de son investiture, M. Biden avait averti ses équipes qu’il ne tolérerait aucun dérapage. «Je ne plaisante pas quand je dis ceci: si vous travaillez avec moi et que je vous entends traiter un collègue avec un manque de respect, ou être méprisant, je vous virerai sur-le-champ», avait-il lancé.

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