« Mon tout petit » : la lettre saisissante d’une mère à l’enfant qu’elle n’a pas eu

Des mots saisissants.

« Je t’ai écrit pour te dire à quel point j’aurais aimé que tu sois là, que tu vives. Pour conjurer la souffrance de ton absence et les doutes que cette absence a pu engendrer sur ma propre existence. »

Cette lettre, c’est celle d’une femme qui n’a jamais eu d’enfant et en a souffert.

Et c’est précisément en 25 chapitres que ça se joue. 25 chapitres criants de vérité et de sincérité, qui tentent de répondre à la question : pourquoi ? Pourquoi je ne suis pas mère ? Etais-je trop proche de mes parents pour pouvoir te faire une place ? Trop indépendante et trop féministe pour pouvoir accepter une vie de maman dévouée ? Ou pas assez, peut-être ? Pas assez matérialiste pour rester avec cet homme qui avait tout à m’offrir, moi qui voulais subvenir seule à mes besoins ? Pas assez ancrée dans mon désir de maternité ?

Une lettre d’adulte qui parle à un enfant, une lettre sur l’enfance qui fait le point adulte, voilà ce que nous offre l’auteur en osant – c’est le terme – plonger au plus profond d’elle-même et mettre sur papier le résultat d’une introspection que l’on imagine à la fois éprouvante et salvatrice. Et puis il y a cet enfant que l’on dessine au fil de la lecture, que l’on aperçoit quelque part et à tout âge, en train de recevoir ses mots, de rire et de pleurer. Parce que nous aussi, on a ri, on a pleuré. Ce texte est on ne peut plus saisissant, on ne peut plus drôle, on ne peut poignant ; une chose est sûre, lire cette lettre c’est prendre le risque de ne jamais l’oublier, et ça tombe bien, c’est exactement pour ça que nous lisons ; pour que les mots les plus forts et les plus justes résonnent mille ans dans notre ventre.

Avec ELLE

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