Un grand nettoyage et une nouvelle ère. C’est, en résumé, l’ordre du jour du conseil d’administration crucial de Nissan qui s’est réuni, mardi 8 octobre, dans l’après-midi, à Yokohama, au siège du constructeur japonais.


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Il y a urgence : les tensions avec son allié et premier actionnaire, Renault, qui possède 43 % de Nissan, mais aussi les divisions internes secouent le groupe nippon depuis l’arrestation, le 19 novembre 2018, à Tokyo, pour malversations financières, du président de Nissan et patron tout-puissant de l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi, Carlos Ghosn.

Premier enjeu : en finir avec le chapitre corruption et dissimulation de revenus, qui a fait tomber le dirigeant il y a onze mois, mais aussi Hiroto Saikawa, le successeur de M. Ghosn à la tête de Nissan, débarqué lors du conseil d’administration du 9 septembre. Plusieurs cadres supérieurs sont dans le viseur. L’audit résumant l’ensemble des malversations présenté à ce conseil indiquait que, en plus de MM. Ghosn et Saikawa, deux anciens administrateurs et quatre dirigeants avaient profité de mécanismes conduisant à toucher des rémunérations indues. Le document transmis au conseil n’en révélait toutefois pas les identités.

« Les administrateurs exigent maintenant d’avoir ces noms », explique une source proche du conseil d’administration. Et le premier en tête de liste devrait être celui d’Hari Nada, vice-président chargé des questions juridiques et de gouvernance. Le New York Times a révélé, dimanche 6 octobre, que M. Nada avait, lui aussi, bénéficié de surrémunérations pour un montant de 280 000 dollars (255 000 euros).

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Circonstance aggravante : M. Nada aurait dissimulé ce fait au conseil en transmettant des conclusions partielles de l’audit aux administrateurs, ce qui a conduit à la démission de la directrice de l’audit de Nissan, Christina Murray, juste avant le conseil.

Avec Le Monde