Les révélations d’un associé de Rudy Giuliani, l’avocat personnel de Donald Trump renforcent le dossier d’accusation à l’ouverture du procès en destitution du président américain, ce jeudi. Il affirme que Trump était au courant de ses déplacements.


M. Parnas poursuit en disant que : « le président Trump savait exactement ce qui se passait, il était au courant de mes déplacements, je ne faisais rien sans le consentement de M. Giuliani ou du président. Nous n’étions pas amis (…) mais il savait exactement qui nous étions et en particulier qui j’étais, car j’ai interagi avec lui à de nombreuses reprises ». M. Trump a rejeté en bloc la méconnaissance de M. Parnas « Je ne le connais pas, je ne crois pas lui avoir déjà parlé », pourtant ces deux hommes avaient pris des photos ensemble. M. Parnas travaillait pour saper les chances de Joe Biden.

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S’agissant de la surveillance, M. Parnas a fait plusieurs déclarations. « Les démocrates du Congrès rendaient publics des documents (photos, SMS) semblant étayer les pressions menées sur les autorités ukrainiennes, ainsi que les efforts de M. Giuliani et M. Parnas pour faire limoger l’ambassadrice américaine à Kiev Marie Yovanovitch, jugée anti-Trump ».

M. Parnas a trop parlé cette fois en révélant des dossiers classés secret défenses, des pratiques mafieuses et des comportements peu orthodoxes qui entachent les hauts hommes et femmes politiques américains républicains (ministres, gouverneurs, députés et sénateurs).

Le FBI ayant recueillant toutes ces informations, a commencé des investigations sur toutes les personnes citées dans cette affaire. M. Parnas se confesse en ces mots : « Je croyais agir en patriote et aider le président ». Il était à l’origine des dons étrangères octroyés en 2018 à des campagnes électorales en complicité avec Igor Fruman, notamment 325.000 dollars versés pour la campagne de réélection de Donald Trump en mai 2018.

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Depuis un temps, M. Parnas était dans le collimateur des démocrates du Congrès suite à l’enquête sur le coup de téléphone controversé dans lequel Donald Trump demandait fin juillet au président ukrainien Volodymyr Zelensky de « se pencher » sur Joe Biden et d’entrer en contact avec Rudy Giuliani.

Maintenant, M. Parnas a le cœur paisible et pourra purger bientôt 20 ans de prison. Quel sera, le lendemain, politique de Donald Trump ? Cette affaire porte un coup dur à l’administration Trump et sa prochaine campagne présidentielle.