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‘Petits chefs’, le documentaire France 3 sur les managers imbuvables

Des “petits chefs”, qui n’en a pas connu ? En entreprise, ils sont nombreux. Tellement nombreux, qu’on parle même d’un syndrome.


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Lundi 27 janvier 2020, France 3 Paris Ile-de-France diffusait un documentaire1 consacré au sujet dans son émission régionale La France en vrai. Durant près d’une heure, les managers toxiques ont été disséqués. L’enquête de Lucia Sanchez est orchestrée en deux temps : la vision des employés tyrannisés, puis celle des managers tyrans.

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“Je suis ton supérieur, donc tu te tais”, se souvient l’une des personnes interviewée dans le documentaire – disponible en replay. Le petit chef est un manager qui veut faire régner sa loi et atteindre ses objectifs professionnels, qu’importe la rudesse, la toxicité des moyens employés. Humiliation, persécutions, harcèlement… Il s’agit souvent d’un ensemble de choses, parfois insidieuses, qui rendent la vie des salariés absolument pesante, voire insupportable.

Et pour cause : les victimes d’un mauvais management tombent parfois dans la dépression sévère, chronique. “Un jour on peut être salarié, et finir à l’hôpital”, indique un intervenant. Le tournant malsain opère lorsque les chefs confondent responsabilités et pouvoir. Un pouvoir qui les déconnecte complètement de la réalité.

Tout le monde peut devenir un ‘petit chef’ si on n’est pas formé, souligne le documentaire. C’est un fait : souvent nommés sans formation préalable, certains actifs se retrouvent propulsés à la tête d’équipes sans savoir gérer l’Humain.

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S’ils ont fait leurs preuves en tant qu’employé, manager : c’est un autre métier. “Ce n’est pas parce qu’on fait du bon boulot, qu’on va être bon manager”, confie un spécialiste interrogé. Vu comme un Graal ultime, diriger une équipe n’est pourtant pas fait pour tout le monde. Et la multitude de livres consacrés au management n’y changeront (presque) rien.

“J’imposais trop d’autorité pour affirmer ma légitimité”, avoue une femme, qui a terrorisé ses équipes durant plusieurs années. Elle voulait parvenir à ses objectifs, au détriment de tout le reste. C’est après 10 ans de métier qu’elle s’est vue proposer une formation en management. Et ce, à la suite de plaintes de ses collaborateurs à sa hiérarchie. Une fois les dégâts commis.

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Si les oppresseurs semblent être partout, ce type de management ne fonctionne pas à long terme. Les équipes s’épuisent, s’en vont, parfois dénoncent. Car finalement, “être un petit chef, ça ne dure qu’un temps”.

Avec Marie Claire

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