Souvent synonymes de désagréments pour les êtres humains, les moustiques-tigres ont fait l’objet d’une nouvelle étude, qui montre que l’appétit de Aeges aegpyti pour le sang humain grandit avec le développement des activités humaines.
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Une étude parue dans la revue Current Biology s’est penchée sur l’attirance des moustiques-tigres (Aeges Aegypti) pour la peau humaine. Selon le document publié le 23 juillet 2020, deux facteurs environnementaux poussent ces « nuisibles » à viser l’être humain. L’étude menée dans 27 localisations d’Afrique sub-saharienne suggère ainsi que le niveau d’humidité et la densité de population poussent les moustiques à piquer les hommes plutôt que les animaux. L’étude vient ainsi montrer les conséquences de l’urbanisation et du réchauffement climatique sur l’appétit des moustiques pour le sang humain, qui ne devrait qu’augmenter avec les années. « Nous voulions mieux comprendre ce qui les pousse à s’adapter aux humains », résume Noah Rose, qui a dirigé l’étude.
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Les moustiques visent ainsi les zones d’eau stockée par l’activité humaine pour assurer leur survie, et ciblent ainsi leurs victimes potentielles les plus proches pour se nourrir. L’urbanisation galopante dans plusieurs zones d’Afrique pourrait ainsi mener à une forte augmentation des piqûres de moustiques-tigres d’ici 2050, vecteurs de virus tels que la fièvre jaune, la dengue ou le Chikungunya. En France, le moustique-tigre a proliféré sur une large partie du territoire. Sa présence a ainsi été constatée dans 58 départements. Quant au « choix » de ses victimes, plusieurs éléments sont à prendre en compte.
