Qui est le chef par intérim de l’armée algérienne Saïd Chengriha ?

Un communiqué de la présidence de la République algérienne a annoncé lundi 23 décembre que le chef de l’État Abdelmadjid Tebboune avait nommé le général major Saïd Chengriha, commandant de l’armée de terre algérienne, au poste de chef d’état-major par intérim de l’Armée nationale populaire (ANP).

Il vient en remplacement au général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah, mort le même jour. Voici en quelques lignes les principaux faits d’armes du nouveau chef de l’ANP.

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Le nouveau chef d’état-major de l’ANP est né le 1er août 1945 à El Kantara, dans la wilaya (région) de Biskra, dans l’est de l’Algérie.

Selon le site d’information militaire algérien Menadefense, Saïd Chengriha a eu une formation d’officier de blindé et a suivi le cours d’état-major à l’académie russe de Vorochilov, durant les années 70. Il a été promu au grade de général major en 2003.

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Le média précise que le général Chengriha a commandé un bataillon de chars de la 3e région militaire, avant de devenir chef d’état-major de la 8e brigade blindée. Il a ensuite occupé le poste de chef d’état-major de la 8e division blindée à Teleghma dans la 5e région militaire, puis il a commandé la 8e division blindée à Sidi Bel Abbès, en 2e région militaire. Il a également à son actif la participation à la guerre du Kippour, en 1973, au front du Sinaï, en Égypte, au sein d’un bataillon détaché par la 8e brigade blindée.

En août 2003, il a été nommé au poste de commandant en chef « de la très sensible » troisième région militaire à Béchar, dans le sud-ouest de l’Algérie, à la frontière avec le Maroc. Dans le cadre de la réorganisation du haut commandement de l’ANP en août 2018, Saïd Chengriha a été nommé au poste de commandant de l’armée de terre en remplacement du général major Ahcène Tafer.

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Selon Menadefense, l’actuel chef de l’ANP a une réputation « de stratège militaire ».

« Il a très longtemps travaillé à la sécurisation de la frontière ouest de l’Algérie et a accompagné les changements stratégiques qu’a connus l’ANP à partir de 2010, tel que le redéploiement vers les frontières est et sud [en raison de l’aggravation de la situation sécuritaire, notamment au Sahel, après la guerre lancée par l’Otan à l’initiative de la France en 2011 contre la Libye ».

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