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Singuila : les confidences de l’artiste sur le racisme qu’il subit au quotidien

Singuila, invité le lundi 29 mars à une interview avec Jordan de Luxe la chaîne Non Stop People est revenu sur le racisme dont il fait l’objet au quotidien.

“Dans la France que je connais, on l’a tous connu, on le vit au quotidien. Cela fait malheureusement encore partie d’une certaine culture. Il y a encore beaucoup de zones d’ombre dans ce qui peut faire du mal à l’autre”, a-t-il affirmé. “Cela se caractérise comment ?”, interpelle alors Jordan de Luxe. “Dans des expressions, des regards, dans la rue partout…”, assène l’interprète de Tu te laisses aller.

Mais Singuila reste optimiste pour l’avenir. “Dans le milieu du showbiz il y a une nouvelle génération. Il y a des jeunes qui ont grandi avec des gens de couleurs. A chaque fois qu’ils ont fait des écarts, on les a remis à leur place. C’est pour ça qu’aujourd’hui, ils savent, pour la plupart, ce qui se fait et ce qui ne se fait pas”, estime-t-il. Mais pour lui, rien n’est gagné. “Mais beaucoup n’ont pas eu la chance de trainer avec des gens de couleurs et ne savent pas ce qui dérange ou alors peut être qu’ils le font volontairement. Il y a aussi de vrais racistes”, tempère-t-il.

Le racisme n’était pas le seul sujet de leur échange. L’artiste a été questionné sur les violences policières, rapporte Gala. “Dans la police, il y a beaucoup de bons flics, de bons éléments, mais il est complètement faux de dire qu’il n’y a que ça. Il y a aussi des racistes, des gens qui sont vraiment violents. Ce qui me dérange, quand je vois certains témoignages ou émissions, c’est que je ne l’entends pas assez dans la bouche de ceux qui veulent défendre la police”, souligne-t-il.

Et d’ajouter sans mâcher ses mots : “Pour qu’on puisse bien échanger avec les policiers, il faut d’abord qu’ils acceptent qu’il y a une partie qui déconne”. S’il a confié avoir “plein d’amis flics”, il confesse s’être déjà posé la question avant d’appeler la police. Singuila a affirmé avoir même certaines appréhensions lorsqu’il croise les policiers dans la rue. “Cela m’est déjà arrivé un milliard de fois et ça m’arrive encore souvent. Quand je vois la police passer à côté de moi, je me demande s’ils ne vont pas chercher la petite bête”

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