Le Rwanda a beau s’enorgueillir d’accueillir sur son sol depuis octobre l’entreprise Mara Phones, son désir de devenir le hub panafricain de la tech peine à se concrétiser. Certes, l’appui des autorités au secteur et le bilinguisme du pays attirent, mais l’attractivité de Kigali est limitée par un marché intérieur trop restreint.

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Certains grands groupes ont tout de même choisi la capitale rwandaise, à l’image d’Alibaba, le géant chinois de l’e-commerce, qui a annoncé en 2018 la création d’eWTP, une plateforme électronique devant favoriser les exportations africaines vers la Chine.

L’entreprise de cybersécurité Kaspersky y a également annoncé l’installation d’un bureau en 2020. L’entité pilotera ses activités en Afrique de l’Est.

Lors du Rwanda Day, en octobre, à Bonn (Allemagne), la société belge Zora Bots, spécialiste des logiciels de robotique, a émis le souhait d’y implanter son bureau africain.

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Outre la zone franche de Kigali, créée en 2009 pour 27 millions de dollars, les nouveaux entrants du numérique peuvent choisir une implantation dans l’Innovation City, dans le nord-est de la capitale. Rendu public en 2017, le projet, promu pour devenir la Silicon Valley locale, fait peu parler de lui. Sur place, le campus de l’université américaine Carnegie Mellon semble bien seul.

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Il devait être rejoint par la start-up américaine Andela entre 2018 et 2019, mais celle-ci a déménagé provisoirement dans le quartier de Nyarugenge après avoir lancé ses activités depuis l’incubateur kLab. À la fin de 2018, Innovation City a reçu 400 millions de dollars d’Africa50. La plateforme devra à son tour trouver des fonds supplémentaires pour satisfaire les ambitions rwandaises.

Avec JeuneAfrique