Les rastas, ainsi surnommés à cause de leurs cheveux atypiques et leur mouvement rastafari, seraient dans le collimateur du Commandant de Brigade de la Gendarmerie d’Agbodrafo.

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À la source, des braquages à mains armés récemment recensés dans la ville. La dernière victime en date aurait avoué avoir discerné un rasta parmi ses braqueurs. Cette information a suffi à provoquer la réaction de ceux qui sont chargés de la sécurité à Agbodrafo à l’endroit des rastas, devenus désormais suspects aux yeux des populations et des autorités de la ville.

La nouvelle crée de la polémique, parce qu’elle suspecte tous les rastas. Ceux d’entre eux, qui se réclament d’une moralité non-négligeable, se veulent retirer de cette liste de suspicion. Le Commandant de Brigade Thomas Houessou a donc décidé de faire simple ; débarrasser tous les rastas de leurs dreadlocks.

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C’est ainsi qu’a démarré à Agbodrafo l’opération qui consiste à coiffer tous les rastas. Alors que généralement, entre les rastas et leurs cheveux, c’est une histoire d’amour. Sérieusement menacés et incapables de dissuader le CB Thomas Houessou de son initiative, leur unique solution est de quitter la ville.

Il est certes vrai que certains rastas sont reputés de grands braqueurs et de grands dealers de drogue, mais il ne faut pas perdre de vue que certains d’entre eux sont sérieux et développent des activités qu’il leur sera difficile d’abandonner, s’ils sont contraints à fuir pour sauver leurs cheveux symboliques.

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Il sera judicieux que les vrais coupables soient repérés et punis conformément aux lois en vigueur, pour que toute une communauté culturelle n’ait pas à payer les peaux que juste quelques-uns auraient cassées.