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Athlétisme / Dopage et corruption : Lamine Diack fixé sur son sort mercredi

L’ex-patron de l’athlétisme mondial (IAAF), Lamine Diack, connaîtra, le mercredi 16 septembre à Paris, son jugement dans l’affaire de corruption sur fond de dopage russe, affaire qui a terni sa carrière et l’image du sport olympique numéro 1.

Lamine Diack connaît le tarif ! Dans son affaire aux éclaboussures gigantesques, les procureurs financiers ont requis lors de son procès en juin quatre ans de prison et une amende maximale de 500 000 € contre lui. Le Sénégalais est poursuivi pour corruption active et passive, abus de confiance et blanchiment en bande organisée, alors qu’il présidait la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF, rebaptisée World Athletics).

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Devant la 32e chambre du tribunal correctionnel de Paris, Diack, âgé de 87 ans, est jugé pour avoir permis de retarder, à partir de fin 2011, des procédures disciplinaires contre des athlètes russes soupçonnés de dopage sanguin, en échange de financements de Moscou. Il est aussi poursuivi pour avoir aidé son fils Papa Massata, alors patron du marketing à l’IAAF, à s’approprier plusieurs millions d’euros dans les négociations avec des sponsors.

Le fils toujours absent…

Acteur clé des deux volets de l’affaire, Papa Massata Diack, resté à Dakar et jugé en son absence, est visé par les réquisitions les plus lourdes, cinq ans de prison et 500 000 euros d’amende. « J’ai refusé de déférer à la justice française parce qu’elle a manqué d’impartialité », a persisté depuis Dakar « PMD », qui a toujours refusé de répondre aux enquêteurs français.

Des peines de prison ferme ont été réclamées contre les quatre autres protagonistes : l’ancien chef de l’antidopage à l’IAAF, Gabriel Dollé, un avocat qui conseillait Lamine Diack, Habib Cissé, ainsi que deux responsables russes jugés en leur absence, l’ancien président de la fédération nationale d’athlétisme Valentin Balakhnitchev et l’ancien entraîneur Alexeï Melnikov.

Cinq ans après sa naissance, le scandale a fait des petits : d’un côté, l’affaire a généré le scandale de dopage institutionnel dans le sport russe, qui menace le pays d’exclusion aux JO 2020 l’été prochain ; de l’autre, l’enquête des juges français a soulevé de nouveaux soupçons de corruption dans l’attribution des JO 2016 à Rio et 2020, pour lesquels Lamine Diack est mis en examen, toujours à Paris, et son fils visé par un nouveau mandat d’arrêt international.

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Dans ce dossier, les Diack croisent la route du président qatari du Paris SG, Nasser Al-Khelaïfi, mis en examen pour corruption dans un volet sur l’attribution des Mondiaux d’athlétisme 2017 et 2019, et dont le procès en Suisse dans une affaire distincte de droits TV des Coupes du monde de foot 2026 et 2030 s’est ouvert ce lundi 14 septembre.

Lamine Diack espère obtenir une levée de son contrôle judiciaire

Tout au long des six jours de son procès, Lamine Diack, dont les réponses parfois décousues et inaudibles ont rendu les interrogatoires laborieux, s’est surtout dépeint comme un leader ayant « universalisé » l’athlétisme. Il a bien concédé avoir donné l’ordre d’étaler les sanctions contre les athlètes russes, dont 23 étaient soupçonnés à cause de leur passeport biologique, mais c’était pour empêcher la faillite de l’IAAF, en sauvegardant les négociations avec un sponsor, la banque d’État russe VTB, et un diffuseur, la chaîne télévisée RTR, publique à l’époque, en vue des Mondiaux 2013 de Moscou.

Pour le reste, Lamine Diack, qui avait été décoré au Kremlin fin 2011, a réfuté avoir touché des fonds du pouvoir russe pour financer des campagnes politiques au Sénégal, contrairement à ce qu’il avait spontanément dit durant l’enquête, en évoquant 1,2 million d’euros. Et il a assuré qu’il ne s’était pas mêlé du travail de son fils.

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Les avocats de Lamine Diack ont réclamé la relaxe, mais l’un d’eux, William Bourdon, a surtout demandé aux juges de ne pas envoyer le Sénégalais en prison, ni de l’empêcher « de mourir dans la dignité, embrassé par les siens, sur sa terre natale ». L’ancien patron de l’IAAF espère obtenir une levée de son contrôle judiciaire pour rentrer au pays, même s’il reste mis en examen dans le dossier sur les JO, où il sera bientôt entendu à Paris par la juge d’instruction.

Avec Ouest France



Saham Ad

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