Depuis le début de la pandémie, le nombre de personnes se séparant ou divorçant est en augmentation. À titre d’exemple, le grand cabinet d’avocats britannique Stewarts a enregistré une hausse de 122% des demandes de divorce entre juillet et octobre 2020, comparé à la même période l’année précédente. Comment expliquer que tant de couples se brisent à l’ère du Covid-19?
Carly Kinch, avocate pour le cabinet Stewarts, estime que la pandémie a accéléré des problèmes déjà présents au sein des couples, forcés de passer beaucoup de temps ensemble à cause du confinement et des consignes de distanciation physique. Selon elle, la crise sanitaire a été vécue comme un cataclysme au sein des couples déjà fragiles.
Carly Kinch et son équipe n’ont pas été surpris par la hausse du nombre de demandes de divorce après le premier confinement britannique. En effet, il est courant que les couples se séparent après de longs moments passés ensemble, en vacances par exemple.
Le cabinet remarque toutefois une différence notoire: l’augmentation du nombre de femmes demandant le divorce. En effet, le cabinet Stewarts a remarqué après décompte que 76% des nouveaux dossiers étaient initiés par des femmes, quand ce chiffre était de 60% l’année précédente. L’avocate explique ce phénomène par le fait que beaucoup de femmes évoluant dans des couples hétérosexuels ont subi un partage inégal des tâches domestiques, dont elles se sont très majoritairement occupées pendant le confinement, y compris lorsque les deux membres du couple étaient en télétravail.
Selon des experts en relations humaines, même les couples les plus unis ont dû faire face à des problèmes liés à la pandémie, car cette dernière a renversé «des routines bien établies qui offraient du confort, de la stabilité et du rythme», commente le psychothérapeute Ronen Stilman.
