Confinement total ? Pas de télétravail pour les dealers de drogue

« Nous sommes en guerre », a martelé le président français lors de l’annonce du confinement total que connaît actuellement l’Hexagone. Depuis la fermeture des bars, des restaurants, cinémas, salles de sport et autres commerces, l’économie du pays a été touchée de plein fouet. Il en est de même pour l’économie parallèle, notamment le trafic de drogue. Mais c’est sans compter sur les vendeurs, qui déploient des ruses en tout genre pour satisfaire une demande qui a explosé depuis l’annonce du confinement.

« En consommateur de cannabis régulier, je prends habituellement 50 euros par semaine, ce qui équivaut à 5g. Là, avec la peur de ne plus en avoir ou de ne plus pouvoir en acheter, j’ai fait un petit stock pour cinq semaines », avoue un consommateur.

En bon commerçant, les vendeurs se soucient du bien-être de leurs clients durant cette crise sanitaire. « Faites attention à vous », clament-ils, oubliant presque les ravages qu’engendrent leurs propres marchandises.

D’autres dealers bravent les mesures de confinement en appelant les consommateurs dans la rue, principalement via des messages postés sur les réseaux sociaux. Comme le relate le site Actu.fr, à Melun (Seine-et-Marne), les dealers en combinaison de chantier et masque auraient donné rendez-vous à leurs clients dans la rue, vantant les bienfaits de leurs marchandises sur les réseaux sociaux : « Pour se protéger du coronavirus, nous avons trouvé le remède : passez au cartel ».

Le 18 mars, un adolescent a toutefois été interpellé et placé en garde à vue, après que les forces de l’ordre ont aperçu de jeunes dealers dans la rue.

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